Avons-nous à nous faire violence pour vivre?

Avons-nous à nous faire violence pour vivre?

J’aimerais bien vous dire à tous « non » et pourtant, cela serait vous mentir.
Et comme je me suis promis d’être le plus honnête possible avec vous.
Je vais vous dire où, et à quel moment, il est indispensable de se faire violence pour ceux qui veulent comprendre et apprendre un élément qui peut donner sens à votre vie.

A l’heure d’aujourd’hui il est facile « d’avoir » en un minimum d’effort et de temps.
J’échange de l’argent pour « avoir » un résultat direct. Ce qui amène à oublier les notions de temps et d’étapes que notre conscient ne voit et perçoit plus directement, il faut en prendre conscience.
Et au lieu de ça, je suis dans la réaction car il nous manque des éléments de compréhension.

Notre temps est focalisé sur « avoir » ou « ne pas avoir »:
je n’ai pas le temps,
j’ai une voiture,
j’ai des diplômes,
je n’ai pas les conditions (lieux, personnes, accessoires, connaissances…)voulues
je n’ai rien…

Au bout d’un moment, je ne trouve plus de sens d’avoir.
Donc si je ne change rien, pour combler ce manque de sens et bien j’en voudrais plus et toujours plus, sans jamais m’arrêter puisque je ne trouve pas de sens.

J’ai obtenu cette réponse grâce à mes expériences, mes tâtonnements, mes diverses formations, séminaires, wébinaires, mes réussites et aussi mes challenges.
Je sais par ailleurs que cette réponse s’affinera au cours du temps, car je continuerai d’apprendre pour mieux vivre.

Ce n’est pas parce que je crois connaître des choses, que j’ai à me figer, me réfugier et m’arrêter d’apprendre, au bénéfice de connaître un sujet et encore pire me croire en être expert au titre que j’ai un diplôme, ou de l’expérience le prouvant.
Et quand bien même je sois le meilleur dans mon domaine, serait-ce pour autant que je dois obstruer le reste?
Bien-sûr que non, nous sommes un tout.
Un sujet, une matière, une personne… est un détail du tout, c’est pourquoi, il est indispensable d’apprendre et d’étendre notre vision, nos champs de compétences.

Puisque si il y a une chose que j’ai apprise et retenue, car vitale.
C’est que je ne sais quasiment rien au vu de l’étendu du savoir des uns et des autres réunis.
D’ailleurs, Socrate le disait déjà: « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. »

Je pensais connaître des choses, or je m’aperçois qu’elles ne me servent plus grandement. Elles m’ont servi puisque je suis encore là aujourd’hui, je me suis relevé de tous mes challenges, du plus petits au plus grand.
On peut également voir cela avec la technologie, nos vieux téléphones portables nous ont servis un temps et nous étaient indispensables et vitaux à certains moment, mais c’est fini. Même si je sais qu’il y a toujours l’exception qui fait la règle.

Maintenant, je prend réellement conscience de la phrase: « Il y a un temps pour tout. »
Tout à un début et une fin, ou encore tout à un temps donné. Ce n’est pas évident à concevoir pour notre mental et pourtant la force de la nature nous le montre et démontre quotidiennement.
C’est au moment où l’on perd certaines personnes, choses, et même les plus insignifiantes soient elles, que l’on prend conscience de leur valeur et pas avant.

On espère toujours que tout ça nous tombe pas dessus et donc naturellement, on le fuit, du moins pour ma part, je l’ai longtemps fuis.
Jusqu’à ce que je sois rattrapé par ce, à quoi nous avons tous traverser  un jour où l’autre, afin de vivre par la suite une vie calme et paisible.

Si je ne prends pas le temps de le faire alors je ne me donnerais jamais l’occasion de vivre cette vie que tant de monde rêve.

Alors, je vous rassure au plus vite, vous vous y mettez, au plus la violence est passable.
Par contre au plus vous attendrez et reporterez cette « violence », au plus elle grandira et se renforcera en vous.
Je vous dis cela car c’est l’expérience que j’ai faite, je ne voulais plus avancer et rester figé à la place dans laquelle je me trouvais.
La vie, c’est alors chargée de me mettre un coup de pied au « cul », pour que je me bouge.

Maintenant avec du recul, je comprends que la place dans laquelle je cherchais à rester n’était pas la mienne. Pourtant j’avais tous les papiers et diplômes me disant que c’était ma place.
J’avais toutes les preuves extérieures pour le prouver mais en rien les preuves intérieures.

En fait, les preuves intérieures je ne savais même pas que cela existaient. Ce n’est qu’après bien des difficultés avec mon corps que j’ai compris qu’il pouvait avoir des besoins que seul moi pouvait y répondre.

Je me rend compte au combien je dois « faire », non plus pour avoir mais bien pour « ÊTRE » et savoir enfin dans quel direction je veux aller.


« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. »
Sénèque.

Ne sachant pas ou me rendre, je ferais tout et n’importe quoi pour combler un puis sans fond. Autrement dit rien de bien concret pour la norme.
Même si j’ai l’impression du contraire à raison et à tord.

Il est clair que je ne peux pas être en même temps au champ et à la ville.
Si je me donne cette illusion sans avoir ni vision, ni objectif aligné avec ce que je suis et bien je cours à ma perte.
Effectivement, si rien ne m’anime intérieurement alors, je mourais ou me remplirais de l’extérieur tel un feu. Si, je n’alimente plus mon feu, il meurt.

Oh, combien de fois m’a t’on dit que je faisais du « Don Quichote » en me battant contre des moulins à vents.

Il est clair qu’en faisant de tout, on ne fait rien de réellement palpable directement. Et automatiquement, les jugements pleuvent puisque l’on ne comprend pas le fonctionnement que l’on a.

Et comme je n’ai pas ce que je veux, mon inconscient en vient à déduire, je n’ai rien pour réussir et donc je suis pauvre et malheureux.

J’en arrive à oublier ce que « je suis » et me dévaluer sans cesse ou m’enrichir avec l’extérieur.

Comment puis-je faire pour me rappeler, ce que je suis?

« S’il nous est difficile de trouver le bonheur en nous, il est impossible de le trouver ailleurs. »
Agnes Repplier

Alors, là où j’ai à me faire violence, c’est d’Être en présence avec moi, car personne ne le fera pour moi.
Et au plus je serais en présence avec moi, au plus je serais conscient de mon état d’Être et de mes actions.

Naturellement, la vie me testera pour voir si je suis vraiment prêt d’Être en présence avec moi. C’est pour cela que je fais état du terme violence, maintenant que j’ai un nouveau cap, je dois tout faire pour ne plus me laisser remplir par l’extérieur., à travers les multiples distractions présentes (téléphones, réseaux sociaux, jeux…).

Soyons forts et soyons présents pour nous, avant d’être présent ailleurs, car nous ne sommes pas ailleurs. Nous sommes ici et maintenant.

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