Il y a des jours avec et des jours sans,

Comment tu fais pour toujours avoir la pêche? La forme? Cette envie?
C’est ce que l’on appelle un jour avec.
Et il y a ces jours, où rien ne va comme on le souhaite où le veut.
C’est ce qu’on appelle un jour sans.

Dans ces jours avec, où l’on se sent bien et que tout roule comme sur des roulettes. C’est kiffant à vivre et même jouissif. C’est ce que tout le monde veut ou aimerait.
D’ailleurs combien sont les personnes qui nous vendent cela et ne nous montrent que cela?
Nous prenons alors cela pour une norme.

Pourtant, au fond de moi, je sais qu’il y a des jours sans aussi et nous le savons tous très bien, sauf que nous faisons comme si que cela ne pouvait arriver qu’aux autres ou encore que cela n’existe pas en étant dans le déni. Et oui, je ne sais pas, ce que je ne sais pas.

Cela me renvoie à l’exemple de la cigale et la fourmi.
Nous sommes dans ces extrêmes, soit tout pour l’un, soit tout pour l’autre. Soit blanc, soit noir et une absence de solidarité.
Chacun pour soi.
C’est deux mondes bien distincts qui bien souvent ne se comprennent guères, car si je me trouve là, je ne me trouve pas ailleurs.
Comment à ce moment là, est la communication? Malheureusement, bien trop souvent absente, puisque chacun reste camper sur son point de vu.

Donc il y a un plan à monter, une responsabilité à prendre, non pas pour les autres, mais bien pour soi. Et cela demande à un moment d’être égoïste.
La dernière fois que j’ai senti ce jour avec, je voulais partager et donner, donner, sans compter. J’ai alors reçu une claque dans la figure, non pas concrètement, mais bien sûr psychologiquement, ce qui m’a mis chao, et pourquoi ça?

Je me suis alors posé et réfléchi quelque peu, qu’est-ce qui se passe?
Déjà, je me suis alors aperçu que pour donner, il faut qu’en face il y est quelqu’un disposé à bien vouloir prendre ce que je donne. Si tel n’est pas le cas, je reste avec ce don.
Et je préparer une multitude de dons, mais si personne, n’est disposer à le prendre, je m’encombre de mes dons.

Alors qu’est-ce qui cloche?
Peut-être que je veux leur donner quelque chose dont ils n’ont pas besoin? Ou quelque chose dont ils ne comprennent pas l’intérêt?
Ou encore que je n’ai pas compris leur besoin, ce qui fait que c’est un problème de compréhension. Et pour résoudre le problème de compréhension, il faut communiquer.
Maintenant, a-t’on le temps de communiquer?
Prend-on le temps de communiquer?
Mettons nous des moyens communs pour communiquer?

Ca c’est que j’ai compris avec mon extérieur et que je continue à améliorer, à peaufiner, pour réduire les écarts.

Cependant, il y a quelque chose d’évident à faire lorsqu’on le sait et d’une complexité maximale lorsqu’on ne le sait pas. Car cela revient à avancer à l’aveugle avec une confiance aveugle en l’extérieur.

Hors l’extérieur, n’est pas ton intérieur et vice-versa. Même, si il y a beaucoup de ressemblance.
Déjà dans le mot en lui même « EXtérieur » et « INtérieur », deux lettres sur neuf sont différentes et sept lettres sur neuf sont identiques et placées de le même manière.

L’extérieur à qui nous donnons beaucoup d’importance et d’attention, car c’est lui qui dès le début qui nous a appris à gérer et à faire avec cet intérieur qui n’est que nous, en tant qu’être, individu unique.

Mais est-ce que « NOUS » en tant qu’être et individu unique, nous y avons accordé autant d’importance et d’attention.
Je vous le dis sincèrement et en toute authenticité pour ma part, « NON ».
Et j’en suis honteux, cette sensation me donne envie de rattraper le temps perdu.
Donc je passe d’une sensation de honte, à une sensation d’urgence.

Pourquoi donc? Est-ce mieux?
Les deux sensations, sont désagréables à vivre et à ressentir, surtout et parce que elles restent incomprises de notre intérieur. C’est pour cela qu’il ne fait pas bon vivre avec cela en soi.

Maintenant, comprendre quelque chose ou quelqu’un, ça demande du temps, de l’envie, de la persévérance.

EX et IN, c’est la différence entre ces deux mondes.
A quoi cela vous fait penser?
. EX: pour ma part cela me fait penser au passé, à quelque chose ou quelqu’un à qui j’ai vraiment été attaché et dont je peux être encore attaché sous quelques formes qu’il en soit.
Et c’est marrant car c’est là ou je ne sais pas au juste comment ni pourquoi, je me suis levé pour aller dans ma cuisine et j’ai alors vu que je n’avais pas tout rangé, ni tout lavé, donc je m’y suis mis. Puis je suis aller dans ma chambre pour chercher des pierres, pour les recharger au soleil et rebelotte, je me retrouve à ranger autre chose.
Ainsi, le temps passe, les journées passent, les années passent et je reste dans l’EX.

Je vois et sens que ce constat et le formuler en mot, ça pique en moi, je sens et ressens quelque chose de désagréable dans moi. Et c’est nouveau car je décide consciemment, de continuer de résister, pour voir jusqu’où je peux tenir et quand et comment ça se termine.
Et là, encore plus surprenant, j’ai mon père qui m’appel, argh que faire? Et en un dixième de seconde mon cerveau me dit « il prend l’avion, donc tu dois répondre et puis c’est ton père, tu dois être gentil et le faire. » Donc oui je l’ai fait, j’ai répondu à l’extérieur qui capturé mon attention, avant de répondre à ce que je ressens intérieurement.
Et combien de fois l’ai-je fais au cours de ma vie.
Un autre exemple qui me vient est aussi lorsque la fatigue me gagne et que je résiste, résiste, jusqu’à ce que mon corps s’endorme, sans le vouloir consciemment, devant un film par exemple. Ou plus dangereux, lorsque l’on s’endort au volant.

Donc le jours où vous sentez cette sensation du « jour avec », soyez et devenez responsable de qui vous êtes et de qui vous voulez être sur la durée, en prenant note ou en compte de chaque détail qui peut être extrait de cette situation.
Par exemple, là, je suis en extérieur, au balcon, au soleil. Je prends le temps de respirer, je me dis que j’apprends à me connaître, à me découvrir.

Je pars de ce que je connais, vers ce que je ne connais pas.
Car si je pars de ce que je ne connais pas, vers ce que je ne connais pas, je termine nul part et dans une sensation plus que désagréable.

Poser des mots sur ces maux aide à les réduire, car je prends le temps de les apprivoiser.
Combien de fois dans ma vie j’ai pris le temps de m’apprivoiser? De faire ce que je veux?
De découvrir ce que je veux, sans avoir à me limiter par l’extérieur?

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