Ludivine continue de nous partager son aventure au Québec.


Suite à la parution de mon premier article intitulé : « Plus qu’un voyage à l’étranger » sur son blog, Le Code de La Vie.com, Jérôme m’avait demandé si j’avais vécu un événement qui m’avait particulièrement marquée lors de ce long voyage de deux mois au Québec.

En fait il y en a eu beaucoup plus d’un !!! Mais le premier qui m’est revenu à l’esprit est ma rencontre avec Fernande.

Des débuts pas faciles…

Cela faisait à peine une semaine que j’étais arrivée au Québec, et trois jours que j’étais seule dans l’aventure à rouler dans mon VR (Véhicule Récréatif, que nous appelons nous, en France, « camping-car »).

J’avais déjà découvert un « truc » que je n’avais vraiment pas anticipé : J’avais loué ce VR, en me disant que je pourrais ainsi dormir où je voudrais et quand je voudrais ou quand j’en aurais besoin. Malgré cette location qui m’avait déjà « coûté un bras » (expression française, qui veut dire que ça m’avait coûté beaucoup de mes économies), je prenais conscience qu’il fallait en plus, pour passer la nuit, stationner mon VR dans des endroits adéquats mais surtout, payants ! Comme dans un camping par exemple.

Bref, je m’apercevais que le stationnement ne pouvait pas être gratuit, même sur un « simple » parking (sauf exception : sur ceux des supermarchés WallMart, mais ça je l’apprendrais plus tard.)

A la recherche de la solution la plus économique

Alors au soir de ce troisième jour d’aventure toute seule en VR, j’avais consulté le guide des campings que m’avait donné la gentille dame du bureau touristique de Montebello, la ville dont j’escomptais visiter le « château » le lendemain. Je voulais trouver celui qui était au meilleur tarif afin d’aller y passer la nuit.

J’avais juste 30 km à faire pour arriver au camping le moins cher du coin, à St André Aville. Je repars donc sur la route, j’arrive devant le camping et là… Je me demande comment rentrer.

Il y avait une barrière, il fallait peut-être un badge pour l’ouvrir ? Et l’accueil, était-ce bien ce bâtiment que j’avais du mal à distinguer un peu plus loin ?

Car même avec ma lentille correctrice, je ne vois qu’à 6 ou 7 dixièmes, en fonction du moment de la journée et de la fatigue.

En plus, sur la route défoncée qui y menait, il y avait plein de trous, tous remplis d’eau. Le ciel était gris et encore menaçant, on aurait dit qu’il avait plu quelques minutes avant.

Je me voyais difficilement sortir en fauteuil par ce temps, me rendre jusque là-bas et trouver quelqu’un pour me renseigner. De toute façon, il n’y avait eu aucune trace de vie depuis cinq minutes au moins que j’étais arrivée devant la barrière : Cela avait fini par me décourager de me rendre à l’accueil supposé de ce camping.

J’étais très très fatiguée, sûrement à cause du décalage horaire, et je commençais déjà à penser que mon aventure était en train de tourner au cauchemar.

Vous avez un problème : Allez au supermarché !

Le supermarché ! Oui, j’ai vu un supermarché pas trop loin en venant, je vais y retourner ! Là-bas, il y aura sûrement quelqu’un pour me renseigner et me dire où dormir ce soir !

J’arrive, je me gare, j’ouvre la porte coulissante arrière du véhicule pour y descendre mon fauteuil roulant. Une dame boitant me propose alors son aide. Comme j’avais trouvé un moyen de le descendre facilement moi-même, je lui avais répondu : « Merci mais pour le fauteuil, ça va aller ! Par contre, vous pourriez sûrement m’aider à trouver le renseignement que je cherche ? »

Je lui explique, pleine d’émotions et mes larmes qui montent petit à petit, que je suis venue là au Québec seule à l’aventure, pour deux mois. Que j’ai loué ce véhicule récréatif pour pouvoir être autonome dans mes déplacements et surtout pouvoir me reposer quand j’en ai besoin. Que la location m’avait déjà coûté 10 500 $ CAD. Qu’en plus, mon fauteuil électrique m’avait lâchée la veille du décollage en France et que j’allais devoir en racheter un à mon retour (Et que ça valait « juste » entre 3500 et 5000€ !) Que j’ai refait 30 kilomètres pour venir à ce camping-là qui était le moins cher et que je viens de me casser le nez. Que je ne sais pas où dormir « légalement » ce soir, pour ne pas voir le lendemain matin un garde national frapper au carreau, pour me demander de payer mon stationnement pour la nuit que je venais de passer près des poubelles sur un simple parking !

Elle m’a écoutée tout du long avec un air de réelle compassion, puis elle me dit : « Ben viens-donc dans ma cour !!! » Moi, à ce moment-là j’arrive de suite à me détendre et je retrouve mon sourire. Je la remercie grandement : « Ah oui ? C’est gentil ! », lui dis-je en y revenant pas. Et je ne suis pas encore au bout de mes surprises…

Fernande s’était foulé la cheville et boitait un peu. Elle était donc justement venue au supermarché acheter du chou (celui avec les grandes feuilles vertes) pour les appliquer sur la zone douloureuse. Remède de grand-mère que je vous retransmets ici. Je n’ai pas eu l’occasion d’essayer, par contre je peux vous dire que Fernande remarchait sans difficulté le lendemain.

En route vers (et chez) l’inconnue

Après le supermarché, Fernande m’a d’abord emmenée sur le parking d’une maison de retraite, là où elle savait que je pourrais capter le WIFI pour consulter ma messagerie.

Il y avait une étendue d’eau à côté et elle me demanda si j’entendais les grenouilles ? Je tendis l’oreille mais je n’entendais rien de semblable. J’écoutais alors avec plus d’attention…

« Non, je n’entends que des oiseaux, lui dis-je.

– Ah oui ? Et bien pourtant, c’est ça les grenouilles ! » Ce soir-là, j’ai appris ainsi que Fernande, que les grenouilles québécoises ne coassaient pas comme les nôtres !

En arrivant dans la cour chez Fernande, celle-ci me dit qu’elle avait déjà mangé, ou soupé comme ils disent au Québec pour le dîner. Ce n’était pas mon cas mais j’avais tout ce qu’il fallait. Elle me proposa alors d’apporter ma nourriture pour manger mon repas en sa présence, à l’intérieur de la maison. Quand elle m’a vu sortir mon sachet de pâtes lyophilisées, elle me dit : « Pose ça, je vais te faire un filet de poulet avec une salade ! »

C’était bizarre, car avec Fernande je n’avais pas cette sensation habituelle d’avoir peur de déranger. J’ai accepté sa proposition très naturellement.

Quand je suis rentrée chez elle, dans son salon plein d’affaires de sa maman dont elle venait de vider l’appartement, je me suis sentie comme si j’arrivais chez une amie de longue date. Aucune gêne. Une grande confiance.

D’ailleurs c’est ce qu’on s’est dit d’emblée : on avait l’impression de se connaître depuis longtemps, on sentait chacune pouvoir se faire mutuellement confiance. Je lui ai fait part que, dans ma philosophie de vie, je pensais que cette impression de se connaître déjà venait certainement du fait que nous nous étions déjà rencontrées dans une de nos vies précédentes. Elle a acquiescé…

L’expérience,

L’expérience,

Pourquoi l’expérience?

Pour entamer se sujet révélateur et enrichissant, nous allons voir dans un premier temps sa définition, avec le dictionnaire de l’internaute pour y mettre de la clarté.
Puis nous entrerons plus en profondeur dans ce mot pour y explorer les coulisses. Déjà au travers quelques citations en lien avec l’expérience puis plus concrètement, avec ce que nous apporte « l’expérience » d’un point de vu positif et d’un autre négatif.
Pour au final prendre du recul et observer ce que nous apporte le plus simplement possible l’expérience.

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La fin arrive à grand pas.

La fin arrive à grand pas.

Pourquoi dire cela?
. Enclencher une réaction, une réalité qui nous ramène dans la vie, dans ce qui est.
Qu’est-ce que cela veut dire?
. Pas de retour en arrière possible.
Pourquoi ressentir cette sensation?
. La pression vécue à ce moment là est grandissante et s’exprime par une sensation ressentie.

Allons voir un peu plus et peut-être plus en profondeur, pour y voir plus clair.

Continuer la lecture de « La fin arrive à grand pas. »

« Assumer. »

« Assumer. »

Ce mot me fascine aujourd’hui alors qu’il fut un temps, il m’effrayait et donc je le fuyais comme la peste.

Je me rends compte aujourd’hui qu’il n’est pas évident de retranscrire des émotions, des ressentis avec de simples mots.
Une émotion et un ressenti,dans une réalité, cela ne s’explique pas car ça se vit.
A nouveau je retombe dans la théorie et la pratique. De la théorie à la pratique, il y a un monde. Tout comme un homme et une femme.
En cherchant, à expliquer à un homme comment être homme? Et à une femme comment être une femme? Le tout sans l’ÊTRE réellement, cela créer un véritable bordel mental et je pèse mes mots et plus particulièrement « BORDEL ».
Qu’est ce qu’un « BORDEL », comment le voyons nous? Comment le ressentons nous? Sommes nous alaise avec ce mot? Et pourquoi ce mot?
Effectivement pourquoi ce mot?
Car si vous ne le vivez pas, alors vous ne pourrez jamais réellement parler en connaissances de causes et plutôt en connaissances mentales.
Oui, j’avoue que celles-ci servent pour la compréhension et la prise de recul.

Mais sincèrement, comment prendre du recul de quelque chose dont je ne suis dedans?
Nous tombons dans un questionnement du style l’oeuf ou la poule en premier?
Ou encore le serpent qui se mord la queue et il ne le sait même pas.

Quelque part, je cherche une réponse à l’extérieur de « MOI », ce qui fait que je ne peux jamais réellement avoir de certitude car je ne sais pas étant donné que je ne sens pas et surtout si je ne ressens même pas la question, ni le poids des mots.
Cela à pour conséquences de retomber dans une forme de « BORDEL » que je fuis et que je ne cherche pas à vivre car j’en ai peur.

Je pourrais employer un autre mot pour décrire ce « BORDEL », par exemple avec le « CHAOS ».
Sincèrement qui aime le « CHAOS »? C’est comme les inconnus, nous apprenons depuis notre plus jeune âge à nous en méfier.
POURQUOI donc? POURQUOI BORDEL DE MERDE?

En fait, c’est assez simple, nous utilisons majoritairement un seul mot pour une chose bien spécifique, bien précise

Alors je me suis dis: « Pourquoi je fuis ce mot? »
Et je me suis rendu compte petit à petit que ce n’est qu’un mot et un mot ne peut à priori rien me faire.

A l’époque, je ne comprenais pas car ce mot qui était employé vers moi du style: « es-tu réellement sûre que tu vas assumer ce qui vient derrière? »
Et comme je ne savais pas ce qui venait derrière alors, j’avais peur, mais peur de quoi concrètement?
« l’inconnu » et le comble dans tout cela c’est que depuis tout petit, j’apprenais que je devais me méfier des « inconnus ».
Se méfier, fait appel au sens de la peur
C’est ça en fait, à l’époque j’avais peur

C’est un mot, une action qui mal compris, ou encore pris à légère peut entraîner de drôles de surprises, bonnes comme mauvaises.

Nous allons dans un premier temps définir ce mot « assumer » grâce au dictionnaire de l’internaute pour y mettre comme à son habitude plus de clarté.
Puis nous verrons à quel moment celui-ci entre en action dans nos vies.
Et enfin nous prendrons du recul par rapport à ce qui aura été vu au travers toutes ces explications.

1- La définition du mot « assumer », selon le dictionnaire de l’internaute.

« assumer , verbe transitif
Sens 1 Prendre la charge, prendre à son compte.
Sens 2 Accepter sa responsabilité, prendre sur soi.
Synonymes : accepter, endosser, prendre « 

2- voyons à quel moment l’action « assumer » entre dans nos vies.

« Assumer », comme son nom l’indique c’est une action de prendre la charge à son compte. D’accepter de manière connue ou non la responsabilité qui en découle, en sa propre personne.

Plusieurs cas de figures sont possibles, cependant voyons à partir de quand cela commence exactement? 
La réponse est simple et évidente, pourtant elle peut être rejetée par celui même qui l’a accepté au début.
Il s’agit tout simplement de la naissance.
– Nous finissons par assumer consciemment ou non de ne plus loger dans un même lieu (le ventre de la maman), de ne plus se nourrir de la même façon (nourriture différente et conduit différent).
Cela s’appelle l’évolution et l’adaptation, nous finissons par l’assumer et si ce n’est pas le cas, alors nous finissons par nous éteindre plus ou moins rapidement.

Dans assumer, il y a bien cette notion de « prendre à sa charge sur soi ».
Hors, est-ce que tout ce que je prends à ma charge est réellement choisi par moi?
Ai-je pu choisir en ayant conscience et connaissance de cause?
Ai-je eu mon mot à dire?
Si ce n’est pas moi qui le choisi, dois-je le prendre à ma charge? Et dois-je en être responsable?

Qui paie la facture? Les conseilleurs ou les payeurs?
Les conseilleurs se contentent logiquement de conseiller et pourtant connaissons tout d’eux? Est-ce vrai ou faux ce dont ils nous conseillent?
Les paroles sont du vent.
Les actions passent par du concret et de l’expérience. C’est alors à ce moment là qu’intervienne les payeurs.

« Assumer », pour moi c’est être avant tout un « payeur » qui grâce à son investissement du début sera en mesure de conseiller par la suite.
Il sera passé sur le terrain et par du concret. Autrement dit il aura de l’expérience.

3- Prenons du recul.

Qui assumes tout?
Nous apprenons à déléguer et donc quelque part, nous apprenons à reporter une par de notre responsabilité.
Est-on en mesure d’assumer que cela ne soit pas fait comme nous l’attendions? Et est-on prêt à payer la facture sans rejeter pleinement la faute sur l’autre?

Assumer quelque chose, c’est bien qu’il y a un impact vis à vis de soi et aussi vis à vis des autres personnes qui nous côtoient.
Cela veut dire que dans tout les cas, une relation consciente ou non c’est établit et que nous avons tous une part de responsabilité à assumer.

D’un coté, si j’en prend trop et que je dis « oui » à tout, je ne serais pas en mesure d’assumer pleinement ma vie puisque j’en aurais trop.
Je serais rattrapé par les événements, les engagements et ne serais plus en mesure d’assumer cela et entrerais dans une forme de dépendance totale. Automatiquement, des frustrations de par et d’autres naîtront, tout comme les tensions.
Et cela fini par devenir de la dépendance à l’extrême et ça je n’en veux plus.

De l’autre coté, si je ne prend rien et que je dis « non » à tout, je ne créerais plus de relation, ce qui fait que je n’aurais plus rien à assumer.
Cela devient de l’indépendance à l’extrême et ça je n’en veux plus.

Les deux cotés vu précédemment sont peu viables.
C’est pourquoi j’opte pour une autre possibilité, celle de l’inter-dépendance.
Je m’explique, si je décide de prendre ma part et seulement ma part de responsabilité, je vais devoir assumer mes actions, mes « oui » et aussi mes « non » et ce dans un seul but, pouvoir assumer pleinement ce que j’entreprend dans ma vie.
Alors oui, cela déplaira certainement à certains, même très proches de moi lorsque je dirais « non », mais je veux être le payeur de ce que je veux et non le payeur de simple conseilleurs.
Je veux avancer et payer des gens à qui je dis « oui » car je l’assume.
Je veux entrer dans un schéma d’interdépendance que je choisi, pour assumer en toute connaissances de causes.

Plus qu’un voyage à l’étranger…

Un voyage à l’étranger qui devient un voyage à l’intérieur de soi.

 

Jérôme m’a proposé d’écrire un article sur mon voyage au Québec. Un véritable défi que j’ai accepté de relever, à un moment où je ne trouve plus tellement de raison de me lever le matin.

 

Ecrire, c’est quelque chose que j’ai pourtant eu envie de faire à mon retour en France, à la fin du mois de juin de cette année 2018. Parce qu’il s’en est passé des choses pour moi là-bas, au Québec, à travers ce long voyage de deux mois… Mais écrire, ce n’est pas évident quand il s’agit de parler de moi. J’ai peur de me dévoiler, de me mettre à nu, qu’on me juge…

Alors avec cet article, je me lance et on verra bien ! Peut-être qu’avec vos commentaires, vos questions, vos remarques, j’aurais des pistes pour continuer à en écrire. Parce qu’une chose est sûre : à l’écrit comme à l’oral, j’aime raconter mon quotidien,  parce que je vois bien que je suis capable de vous inspirer.

Je m’appelle Ludivine Lesénéchal et j’ai eu 37 ans cette année.

Pourquoi suis-je partie si loin et aussi longtemps ?

A l’origine de ce voyage, j’avais ce besoin de partir loin et longtemps, pour faire le point sur ma relation sentimentale de presque dix ans. Je me sentais alors dans une impasse : Bien que la recherche génétique avait permis d’identifier la mutation à l’origine de mon handicap, et pouvait ainsi empêcher tout risque de transmission à ma descendance, mon ami ne voulait toujours pas s’engager plus loin et fonder une famille.

J’avais pensé à ce voyage dès le mois de novembre 2017.

Les étapes pour organiser ce voyage

Mon premier challenge était de réussir à confier mon vieux chien à ma mère, ce que bien sûr, elle a généreusement et facilement accepté.

Deuxième étape pour me rassurer, j’ai créé un groupe sur Facebook, afin que les personnes du Québec que je connaissais puissent m’aider à organiser mon voyage :

  • Je voulais savoir par exemple les endroits incontournables à visiter, ceux qui me seraient également accessibles.
  • Mais encore, où étaient situées les personnes que j’avais en ami(e)s Facebook et si je pouvais les visiter, avec l’objectif de transformer nos relations virtuelles en réel.
  • Comme j’aime manger et découvrir de nouvelles saveurs et habitudes autour de l’alimentation, je voulais aussi connaître les spécialités locales à déguster ou à ne pas manquer.
  • Vu que je suis en fauteuil roulant, je voulais savoir si je pouvais me déplacer facilement avec les transports en commun, ou s’il me faudrait louer une voiture par exemple.
  • Enfin, j’avais aussi conçu sur ce groupe FB une rubrique pour demander et vérifier si c’était possible de travailler là-bas, le temps de mon séjour, en tant que formatrice (remise à niveau en français).

Troisième étape, mais qui aurait en fait très bien pu être la première : Réserver mes billets d’avion A/R. Je ne vous raconte pas la peur et mon malaise avant d’être capable d’appuyer sur le bouton « Acheter » du site de réservation !

Même si je n’avais pas tellement l’impression d’être stressée, c’était quand même la première fois que j’allais partir si loin, dans un pays inconnu, seule alors que je suis en fauteuil roulant, et sur une durée aussi longue.

Le plus stressant en fait, pour moi c’était de ne pas savoir ce que j’allais y faire, bien que je sache pourtant que le programme se dessinerait au fur et à mesure, par les échanges et les informations qui me seraient données sur le groupe.

Un « point final » anticipé

Chose inattendue,  un mois et demi avant le jour du grand départ, le huit mars (journée de la femme !), j’ai reçu une longue et magnifique déclaration d’amour par email. Grâce à cela, j’ai eu le courage de rompre. Ça a été dur, parce que je voyais mon ami souffrir, mais il y a eu en moi un tel sentiment de libération et de soulagement, que je ne pouvais les nier. J’étais si apaisée de ma décision !

Malgré cette épreuve très difficile pour lui, mon ami a été très loyal et il est resté s’occuper de mes chattes durant tout mon voyage, comme il s’y était engagé initialement.

Alors qu’à la base l’objectif de ce voyage était de faire le point sur ma relation sentimentale, avec cette séparation je suis donc partie pour ainsi dire, « Libérée, délivrée ! » Très vite et avec le recul, je me suis aperçue que cela m’avait permis de mieux profiter de chaque jour, de chaque instant : Je n’avais plus cette problématique en toile de fond, cette mise au point à faire. J’aurais peut-être même eu la boule au ventre de revenir en France tout en ayant à affronter l’inéluctable.

Parce qu’au fond de moi, je crois que je savais que l’issue était celle de la séparation : La distance m’aurait simplement aidée à lui faire part de ma décision. Ça aurait été plus facile de ne pas être là et le voir souffrir.

Ce que j’ai trouvé dans ce voyage

« Libérée, délivrée », je suis donc partie avec une ouverture totale aux événements, aux autres et à ce qui se passait en moi.

L’amour

La distance et les deux mois passés là-bas m’ont confortée dans mon choix de m’être séparée. Je réalisais que je m’étais enfin choisie et je ne regrettais rien ! J’étais bien ! Sereine et confiante qu’un meilleur et plus bel avenir amoureux m’attendrait. Et, si l’occasion s’était présentée là-bas de rencontrer mon prince charmant, j’aurais été prête à l’accueillir.

C’est bien connu aussi, les québécois sont des gens sympas, voire très sympas : Je me suis sentie, très vite, inondée d’amour !

Toutes les preuves d’amour que je recevais ont eu dans les premiers temps l’effet d’un tsunami : j’en étais tellement émue que j’en pleurais ! Jusqu’à ce que j’intègre finalement l’idée que j’y avais droit, que c’était un droit légitime que d’accepter et de profiter de cet amour, de me remplir de lui jusqu’à ce que la coupe soit pleine et déborde ! Mais pouvais-je réellement être rassasiée de recevoir de l’amour ???

Une chose est sûre, c’est que j’étais naturellement dans le partage : Je suis par nature, celle qui écoute l’autre sans le juger, qui lui permet de s’exprimer et bien souvent de se libérer. J’écoute mais je ne dis rien, ou très peu,  surtout pas si ce que je pense contredit mon interlocuteur. Je suis de celle qui ne veut surtout pas blesser,  et parce que très sûrement je ne veux pas être blessée en retour…

L’autonomie et le courage

Ce voyage m’a également permis de reprendre conscience de ma plus grande qualité : le courage. Je n’en avais pas conscience et au tout début de mon voyage cela ne me paraissait même pas extraordinaire, mais j’ai en fait  rapidement compris que j’avais osé ce que beaucoup n’auraient pas fait !

Je m’en suis rendue compte à force de discuter avec les personnes que je rencontrais : « Mais vous êtes toute seule ? » me questionnaient-elles toutes quasi-systématiquement. Elles devaient sûrement se demander comment une femme en fauteuil roulant pouvait avoir eu l’audace de partir si loin et seule, dans sa situation ?

Bien qu’en situation de handicap, j’ai toujours cherché à être autonome sur un maximum d’activités au quotidien. Et là pour le coup, j’ai vraiment eu à apprendre à faire de nouvelles choses ! Je ne vous ai pas encore dit, mais j’avais loué un petit camping-car pour pouvoir aller où je voulais en toute autonomie, et pouvoir surtout me reposer aux moments où j’en avais le plus besoin. Mais je n’étais jamais partie en vacances en camping-car ! Il m’a fallu, par exemple, apprendre à conduire un véhicule d’un aussi grand gabarit et alors que je ne vois que d’un œil, à me repérer sur des routes et dans des grandes villes inconnues (merci à l’inventeur du GPS !), à faire les vidanges des eaux grises et noires …etc.

Cela n’a pas été facile au début, j’étais en plus très fatiguée : Je pensais juste que c’était à cause du décalage horaire (6h), mais mon amie Fernande récemment rencontrée m’avait fait comprendre que ma fatigue venait très certainement du mode « apprentissage » dans lequel j’étais plongée, de fait.

Autre réapprentissage et non des moindres, a été de reprendre peu à peu à marcher. Car contrairement à lorsque je suis dans mon appartement, en étant dans ma « maison mobile », je ne pouvais pas rester dans mon fauteuil pour circuler ! J’étais donc plus souvent debout. Sans compter les efforts que je devais fournir pour monter et descendre du véhicule, que ce soit pour moi ou mon fauteuil roulant !

Reprendre la marche, m’apercevoir que je pouvais le faire, a été la plus belle découverte de ce voyage. D’ailleurs, peu de temps avant la fin, quand les personnes me demandaient si je n’étais pas trop triste qu’il se finisse, je disais : « Non, mon voyage ne finit pas ! Au contraire, il ne fait que commencer !!! »

En rentrant en France, je me suis donc entraînée chaque jour à augmenter ma distance de marche : d’une centaine de mètres aux premiers essais, je suis arrivée à mon record actuel de près de deux kilomètres et ce, deux jours d’affilée.

L’envie de transmettre et de raconter le tout : mes difficultés.

J’avais donc, à mon retour, envie de raconter tout cela : mes rencontres, mes échanges, mon cheminement intérieur, mes bienfaits au niveau de ma santé et de la reprise de la marche. Mais comment ? Un livre me paraissait être une très bonne idée, mais chaque fois que je m’y mettais mon saboteur intérieur revenait à la charge : « Mais qui es-tu toi ?! Tu crois vraiment que les gens vont s’intéresser à ce que tu racontes ?! »

J’ai depuis réussi à écrire quelques pages, mais avec difficultés et sans grande conviction que cela pourrait servir un jour. Il m’est tellement plus simple d’écrire pour les autres ou d’améliorer leurs écrits, c’est d’ailleurs une partie de mon travail actuel.

Alors voilà, je lance ce premier jet et on verra bien la suite ! Si c’est en forgeant qu’on devient forgeron, alors c’est sûrement en écrivant que j’arriverai un jour à être satisfaite de ce que j’écris, non ?

Mais je vois bien que c’est difficile et pas encore naturel ou fluide : Je suis tentée de procrastiner en jouant à des petits jeux sur mon téléphone, j’ai la tête préoccupée par plein de pensées qui cherchent à me faire diverger, j’ai envie de grignoter des fruits secs, je me dis que je dois faire du rangement avant de pouvoir m’y mettre…

Avez-vous aimé lire cet article ? Qu’aimeriez-vous savoir de plus concernant ce voyage ? Avez-vous déjà eu l’envie d’écrire sur vous ou quelque chose que vous avez vécu ? Comment avez-vous fait ?

« Soyez-vous même. »

« Soyez-vous même. »

Pourquoi cette exclamation?

Comme nous le dit, Oscar Wilde:
« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. »

Nous allons donc partir plus précisément de cette exclamation d’Oscar Wilde et tenter d’y mettre plus de clarté.

Nous sommes dans notre corps et qui mieux que nous même peut vivre dans notre corps?
Qui mieux que nous peut penser pour nous?
Qui mieux que nous peut savoir pour nous?
Qui mieux que nous peut parler pour nous?
Qui mieux que nous pouvons manger pour nous?
Qui mieux que nous peut agir pour nous?

Il est évident que nous ne savons pas tout et que la tentation est grande pour déléguer certaines actions.

Cependant les désirs et les envies sont propres à chacun et ça personne, je dis bien personne, à part nous pouvons savoir ce que nous voulons et désirons au plus profonds de nous.
Qu’est ce que je désir pour et dans ma vie?
Qu’est-ce-que j’ai envie pour et dans ma vie?
Si ce n’est pas moi qui répond à ces questions, il y a de la manipulation, de l’influence, de la soumission et de l’absence d’être avec soi pour vivre sa vie.

Nous avons appris depuis notre plus jeune âge, pour ne pas dire depuis le début, à écouter, à regarder, à reproduire ce que l’extérieur souhaite pour nous, ce qu’il nous exprime et nous transmet.
Autrement-dit nous avons appris à devenir le bon élève?
Et le comble dans cela, c’est que nous en faisant une compétition car les classements sont nombreux et l’imagination est débordante pour en trouver.
. La meilleure note,
. Le plus poli,
. Le plus présent,
. Le plus sociable…

A côté de cela, combien de temps passons avec nous et pour nous?
Nous savons tous que nous sommes uniques et comment exprimons-nous cette unicité?
En faisant comme les autres?

Est-ce que dans ces cas-là, nous répondons à qui nous sommes?
Ou, répondons nous aux attentes des autres.

Les deux sont complémentaires et pourtant tellement différents.

Nous devons nous responsabiliser dans ce que nous sommes,
. dans ce que nous véhiculons,
. dans ce que nous disons,
. dans ce que nous transmettons,
. dans ce que nous faisons.

Il est beaucoup plus simple de connaître une personne, que des dizaines, des centaines, des milliers, des millions voir des milliards.
Et pourtant combien de temps utilisons nous pour connaître cette personne?
Cet enfant intérieur à cette personne, qui a besoin de nous, combien de temps concrètement?

Il est facile de montrer bonne figure à l’extérieur mais qui voit la figure intérieure?
Souvent les personnes à qui nous tenons le plus et qui nous sont les plus chères.
Pourtant, il y a une personne qui détrône tout le monde.
Pour la voir, il suffit de vous rendre devant votre miroir et de regarder la personne qui se trouve en face de vous.
Vous êtes responsable de cette personne. En prenant cette responsabilité pleinement alors vous pourrez évoluer et vous rapprochez de vous.

Vivez avec vous, passez du temps avec vous, posez-vous des questions, osez de nouvelles activités, essayez et c’est seulement comme cela que vous pourrez vous connaître un peu plus.

Ce n’est pas en faisant le « bon élève » toute votre vie, que vous pourrez vivre votre vie.

Être le bon élève, revient à répondre à des attentes extérieurs correctement.

Soyez-vous même, à savoir, l’élève et le maître en même temps,
telle une pièce de monnaie avec le coté pile et face,
tel le cercle du yin et du yang.

Soyez dans cette dualité qui forme un équilibre.

Être simplement le bon élève, mène à un déséquilibre puisqu’une autre partie est rejetée, le  »mauvais élève ».
Les deux parties sont une partie de nous.
C’est en prenant le temps de connaître ces deux parties que je pourrais mieux me connaître. Et c’est ce que je vous invite à faire aussi avec vous, pour enfin être avec vous-même.

Êtes-vous prêt à le faire?
La réponse est la votre, seul vous pouvez-savoir réellement si vous vous mentez ou non?

De nombreux outils (carnet, psychologie positive, les questions, miroir…) existent pour que vous vous rapprochez de vous et pour qu’au final vous soyez enfin vous même.
Il y a une quantité d’outils, mais une quantité d’outils mal employés ne donne pas de résultats bien concluant.
C’est comme courir après plusieurs lapin en même temps, à la fin j’en attrape aucun et je suis épuisé.

Alors prenez en un et utilisez-le sans relâche.
Privilégiez la qualité à la quantité.
Pour choisir, faites une liste des outils que vous avez à votre connaissance et utilisez-en qu’un. Choisissez selon votre préférence ou par ordre d’arrivé si vous n’arrivez pas à choisir pour l’instant.

Les outils, n’ont pas de date de péremption et ils peuvent être adaptés à votre convenances.
Soyez créateurs, c’est pour vous que vous le faites, faîtes vous plaisir.
Osez dans le sens que vous voulez, par contre gardez le même sens au fil du temps, autrement vous tournerez en rond.
Quoi que, tournez en rond est aussi une expérience intéressante à vivre.

Tout dépend de ce que vous souhaitez dans votre vie et pour vous.
Soyez vous même pour construire votre vie, autrement votre vie ne ressemblera pas à votre vie.

Et sachez que ce n’est pas parce que, vous ne vivez pas votre vie aujourd’hui que vous ne pourrez pas la vivre demain.
Les notions qui jouent, sont le temps et les moyens que j’y mets pour « Être moi ».

Soyez-vous même les amis et vivez votre vie. Pas celle des autres.

La communication.

La communication.

Pourquoi la communication?
Pourquoi ne pas avoir débuté avec l’article de la communication?
Qu’est-ce-que la communication?
Quels moyens de communications existent-ils?

Quel sujet complexe!
Je comprends mieux maintenant pourquoi, il ne m’a pas été aussi évident qu’Aujourd’hui de commencer par un article sur la communication.

D’ailleurs, nous nous rendons compte aujourd’hui que nous ne pensons pas à tout dès le début. Et heureusement que nous n’attendons pas que tout soit connu dès le début pour commencer, autrement pas grand chose n’aurait débuté et évolué.
Prenons un exemple pour mettre cela en image, le film « Le Hobbit », n’aurait pas vu le jour sans la trilogie du « Seigneur des anneaux. »
Et pourtant, le film « Le Hobbit » viens avant le « Seigneur des anneaux ».
Pourquoi?
Ne serait-ce pas pour amener une compréhension plus grande à la trilogie?
Avant que la trilogie n’existe, il y avait une histoire. C’est en relatant cette histoire, que la trilogie prend alors un sens plus grand et plus profond.

Revenons sur le sujet du jour qu’est  »La communication ».
Pour ce faire nous allons voir dans un premier temps sa définition grâce au dictionnaire de l’internaute pour y mettre plus de clarté.
Puis nous tenterons de faire le tour des moyens de communications, ainsi que leurs formes et les adaptations faites pour leurs évolutions dans le temps.
Et enfin nous observerons les résultats que la communication à dans notre monde.

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