Planifier ses envies

Chers lecteurs et chères lectrices passionnés par mes aventures (hi hi hi !),

Respecter son ressenti et laisser libre cours à ses envies.

La narration de ma rencontre avec Fernande reprendra un peu plus tard, car même si j’ai vécu des moments mémorables avec elle, il m’est difficile de m’y replonger actuellement. Non pas que cela soit dur. C’est seulement parce que je n’ai pas l’envie d’une simple narration des événements. Quand j’écris, j’ai avant tout besoin que les choses soient naturelles, qu’elles viennent/sortent d’elles-mêmes. J’aime écrire pour inspirer, pas seulement pour raconter.

Aujourd’hui, j’avais donc plutôt l’inspiration de laisser libre cours à l’écriture. Ecriture intuitive, je crois que c’est comme ça que ça s’appelle. Alors allons-y ! Je vais écrire ce qui me vient. Je reviendrai certainement dessus, mais ce ne sera que pour améliorer la qualité et la fluidité de votre lecture et de sa compréhension.

Retour sur le contexte de cette fin d’année 2018

Après une fin d’année 2018 forte en belles émotions, ce que je raconterai vraisemblablement lorsque j’aurai pris un peu plus de recul sur elles et leur sens profond, je suis maintenant arrivée dans une phase de (re)construction. Non pas que j’ai été détruite, non. C’est seulement parce que je me suis sentie un peu perdue sur mon chemin de vie. Je ne savais plus trop où j’allais, ce que je voulais pour moi, pour mon entreprise sur le web. Je n’arrivais pas à désirer autre chose que de profiter de la belle énergie du moment présent et de l’amour que je venais de retrouver…

Jérôme et son coaching sont arrivés peu avant ce moment-là et m’ont permis de commencer à m’y retrouver. A ME retrouver : dans ce que je suis (défauts, qualités), ce que je veux …etc.

Grâce à ça, j’ai commencé à (re)construire mon quotidien. (Re)construire, dans le sens de « rétablir les fondations », pour que ce quotidien soit constructif et plein de sens, malgré ma situation.

Quelle situation ? En voici quelques détails.

« Mais quelle est donc la situation dont tu fais référence Ludivine !? » vous demandez-vous.
Alors, si vous ne me connaissez pas encore… Comment c’est possible ça ? On est en 2019 quand même ! (*), vous allez connaître l’essentiel grâce aux quelques lignes suivantes :

J’aime parfois, mais toujours gentiment et à dose homéopathique, « me la péter »(*) comme on dit !
Mais en fait, j’ai surtout beaucoup d’humour et d’auto-dérision ! Je suis très humble et plutôt discrète en groupe ou en société. J’arrive à me lâcher seulement quand je suis en confiance.

Je suis un p’tit bout de femme de bientôt 38 ans, en situation de handicap lié à une maladie génétique invalidante.

En raison de ma santé et de ma fatigabilité particulière, je ne travaille plus depuis quelques années, mais avant, j’étais formatrice pour adultes et j’aidais les personnes à réacquérir les compétences dont elles manquaient : en français, en maths, en bureautique, en informatique, en biologie, en physique/chimie …etc.

Depuis 2017 et dans l’esprit de pouvoir continuer à travailler malgré la maladie, à me sentir utile à la société en quelque sorte, je développe mon activité en ligne pour continuer d’aider les personnes autour du français :

  • Celles qui ont besoin d’être relues et corrigées (les auteurs, ou ceux qui ont des sites web),
  • Celles qui veulent progresser en français. Pour elles, j’ai conçu une formation en ligne ultra géniale qui vous redit seulement l’essentiel à savoir (sans tout ce jargon scolaire inutile) pour vous débrouiller à l’écrit et vous réconcilier avec le français.

Malgré tout ce que j’ai mis en place jusqu’à présent (la technique et tout et tout), je n’arrive pas encore à atteindre ma cible et à en retirer des revenus réguliers.

Ecrire

C’est pour cela que, depuis le coaching avec Jérôme, je réapprends à optimiser ce temps que j’ai en mettant en place des créneaux d’écriture.

Cette envie d’écrire, je l’ai vue ré-émerger il y a quelques mois. Une envie d’écrire pour inspirer. Parce que je vois bien que lorsque j’ouvre la bouche pour parler de moi, vos yeux et vos oreilles sont tout grands ouverts…

J’ai surtout pris conscience de ma capacité à inspirer depuis mon voyage au Québec.

En effet, j’y suis partie deux mois l’an passé (mai et juin 2018) après ma séparation sentimentale. Je suis partie toute seule avec mon fauteuil roulant manuel, mon fauteuil électrique m’ayant lâchée la veille du décollage ! Shit !

Pour respecter mes besoins de repos au quotidien, j’avais pioché dans mes économies pour louer un camping-car tout du long de mon voyage. Ceci afin certes, de faire le tour du pays, mais aussi pour aller rencontrer « pour de vrai », les amis virtuels que je connaissais sur Facebook.

Une folle envie, mais des difficultés pour y arriver.

A mon retour, je vous le disais, j’avais l’envie d’écrire sur ce voyage, mais je ne savais pas comment faire, et j’étais aussi et surtout envahie par un sentiment d’imposture, je me sentais illégitime. Je ne vais pas en parler plus longuement ici parce que j’ai déjà évoqué cet aspect dans mon premier article.

Par contre, aujourd’hui et parce que c’est l’inspiration du moment qui me vient (Je rappelle que je suis en mode « écriture intuitive pour inspirer. »), je vais évoquer avec vous ce que je suis en train de remettre en place pour m’aider à écrire et (re)construire mon quotidien. Pour que cette tâche d’écrire, passe de la simple envie à la concrétisation.

Mon secret pour écrire + 1 cadeau

Pour que cela devienne concret, j’ai tout simplement remis en place un système que j’utilisais pourtant déjà, avant de partir en voyage : un simple emploi du temps, tout aussi simple que celui des cours que j’avais au collège ou au lycée.

Mon côté généreux vient là de s’exprimer spontanément en moi, et j’ai l’envie de vous faire un p’tit cadeau ! J Vous allez pouvoir télécharger mon modèle de planning ici gratuitement, au format Excel (modifiable) ou PDF (directement imprimable et établi pour le mois.)

Vous pourrez ainsi vous essayer à l’utiliser, pour vous l’approprier ou bien vous rendre compte le cas échéant, que ce n’est pas un fonctionnement qui vous convient.

Je l’ai conçu pour qu’il tienne sur une demi-page au format A4 (soit, au format A5).  J’imprime celui des deux prochaines semaines puis je les colle dans mon Bullet journal. Je le plus possible en vue, sous mes yeux (devrais-je dire plutôt « sous mon œil »J.

Ma méthode pour le remplir

Dans ce simple tableau sur Excel, je consigne toutes mes activités pour chaque jour de la semaine : mes rendez-vous, mes temps de repos, ceux consacrés aux courses, au ménage, aux lessives…etc.

Une fois que tous les impératifs sont calés, je prévois les créneaux pour répondre à mes besoins et/ou mes envies : la méditation, la lecture, et l’écriture !

Je dirais même que, l’écriture pour moi devient un impératif. Si je veux m’y entraîner et développer mes capacités à, je dois décider de pratiquer cet art de manière régulière.

Quand j’ai fini une activité, je la raye puis je m’octroie un petit temps pour moi, pour me féliciter.

Le soir, je fais le point : ai-je pris du retard sur ce qui était prévu ? Pourquoi ? (Je rattrape mon retard en premier le lendemain.).
Je regarde aussi la veille au soir ce qui est prévu pour le lendemain. Cela m’évite de me réveiller en pleine nuit pour tenter de m’en rappeler.

Le matin même, je revois encore mon planning, ce qui me remet en mémoire les tâches prévues pour aujourd’hui.

Et vous, planifiez-vous vos journées ? Utilisez-vous un planning ? Et si vous avez téléchargé le planning, est-ce que celui-ci vous a aidé et en quoi ?

N’hésitez pas à partager tout ça en commentant.

A bientôt !

Ludivine

Comment garder la tête hors de l’eau ?

Comment garder la tête hors de l’eau ?

Ou encore, comment rester serein dans des situations délicates, challengeantes ?

Comment ne pas péter un câble ?

Comment ne pas se laisser submerger ?

Comment rester calme ?

Voici des questions relatives à des situations qui me reviennent régulièrement et pour lesquelles les réponses sont souvent “faciles à dire”. Pourtant les solutions pour arriver à m’en dépêtrer ne sont pas toujours faciles. Elles sont même parfois décevantes.

Cependant, les solutions pour s’en sortir grandi(e) existent bien et elles sont nombreuses.

Là où les choses peuvent rapidement se compliquer, c’est quand j’attends que ce genre de situations m’arrivent pour me pencher sur les solutions à trouver. Il est alors généralement trop tard, mais cela ne veut pas dire que c’est impossible !

Il y a à mon sens deux méthodes possibles. L’une se trouve dans la prévention, l’autre se
trouve dans la gestion de l’urgence.

Nous n’aborderons ici que la situation de gestion de l’urgence, pour que celle-ci se réduise et devienne plus facile à gérer avec le temps. L’idée est de retrouver une situation qui puisse vous être plus acceptable et confortable, jusqu’à ce que cette solution de “gestion de crise” devienne pour vous une habitude vous permettant d’anticiper.

Par exemple, je cherche à “guérir” de quelque chose parce que cette chose me fait souffrir. C’est comme s’il y avait une urgence quelque part, en moi, dans mon corps.

Je souffre généralement parce que cette chose n’a pas été pleinement traversée, ou que je ne l’ai pas suffisamment ou clairement exprimée. Il y a alors quelque chose qui bloque, dont l’énergie ne circule pas ou plus et qui m’amène à cet état d’inconfort.

Ce sentiment désagréable que je ressens peut être dû à une idée, une pensée, ou à un manque ressenti et que je garde en moi. Malheureusement, tout ce qui stagne finit par mourir et a besoin de renouveau. Malheureusement, ou heureusement.

Lorsque je rencontre ces situations inconfortables et que je ne me sens pas outillé pour y parer, mon corps lui va s’exprimer clairement,..

Bien souvent, c’est au moment où ça ne va pas que je cherche à déterminer ce que je ne comprends pas ou ne maîtrise pas. Autrement dit, c’est seulement quand je m’aperçois que cette situation m’est insupportable à vivre qu’intervient ma recherche de solution(s).

Je n’ai alors qu’une envie, celle de me défaire au plus vite de cette situation dans laquelle je me trouve. Pour la seule raison que cela m’est inconfortable et douloureux, mais aussi pour le fait qu’au cours du temps la panique et l’angoisse gagnent du terrain.

Il n’y fait vraiment pas bon vivre. Je me hâte alors de trouver une situation plus calme, pour répondre à mon instinct de survie. Cela paraît une attitude logique et c’est bien ce que la majorité fait. Or, est-ce la meilleure solution ?

Mes solutions d’urgence sont les solutions que j’applique en tout dernier recours pour shunter (court-circuiter) la douleur, les crises, les « c’est plus possible ! »

Maintenant, je vais vous partager mes astuces et de possibles alternatives entre ce qui est à faire et ce qui est fortement à éviter pour gérer les crises. En tout cas, c’est ce que j’ai pu expérimenter et que je suis donc à même de vous conseiller.

Ce qui est conseillé :

  • La toute première chose est de se responsabiliser, de prendre la décision et d’avoir la ferme intention de trouver une solution. Lorsqu’une volonté est présente, alors un chemin existe, comme disait mère Térésa.
  • Prenez du recul et faites un état des lieux de la situation. Que ce soit en termes d’espaces, de temps, d’échéances et d’impératifs.
  • Amplifiez et régulez votre respiration pour mieux alimenter votre corps. Si je ne peux en effet pas changer l’extérieur, je peux me donner la possibilité et le luxe de changer mon intérieur, car j’en suis pleinement propriétaire. C’est une chose que j’ai appris à garder à l’esprit, pour ne pas me laisser submerger. Ainsi, je reste toujours maître de moi-même.
  • Lorsque ça ne va pas, il est indispensable de ralentir et de prendre votre temps pour ne pas surenchérir ce qui ne va déjà pas.
  • Retrouvez pied, retrouvez des repères. Les meilleurs sont souvent déjà là, en vous.
  • Raccrochez-vous à ce qui vous anime, ce qu’on appelle son POURQUOI.
  • Souvenez-vous même que vous pouvez sûrement le faire, parce que vous l’avez déjà fait et même sûrement déjà fait des choses plus complexes dans votre vie.
  • Enfin, mettez-vous face à votre problème. Pour faire cela, prendre le temps et du recul sont un minimum. En ne restant que dans l’action, je ne me permets pas de voir et de ressentir tout cela, puisque je suis dans un critère d’urgence et donc de “vite, vite !”

Ce qui est fortement à éviter :

  • Vous déresponsabiliser et vous victimiser, car si c’est le cas, votre pouvoir de changement et ainsi d’inversion de la situation inconfortable seront fortement compromis.

Par ailleurs, et cela peut paraître paradoxal, mais le fait d’entamer un nouveau projet vous donne et vous demande par la même occasion une nouvelle énergie qui peut-être jouissive au début. Par contre, cette énergie nouvelle ne vous aidera pas à la résolution de la situation délicate initiale.

Elle se présentera ici plutôt comme un échappatoire, une fuite. Elle ne durera qu’un temps, puisqu’à un moment ou un autre, vous vous retrouverez confronté(e) à nouveau à cette situation redoutée, sous le même aspect ou sous un aspect empiré.

A ce moment là, il n’y aura donc plus une, mais bien deux situations à gérer.

Que se passerait-il aussi le jour où vous connaîtrez un moment d’urgence à gérer dans la situation n°2, quand vous vous déciderez à créer ou entamer un nouveau projet pour regagner en énergie, tout en fuyant les deux énergies passées ?

Bien que ce soit tentant, ce regain d’énergie reste temporaire, car tôt où tard vous devrez bien vous occuper du problème en question.

Il est préférable de gérer élément par élément, plutôt que de tout affronter en même temps.

Autrement, c’est un peu tout qui nous tombe dessus, un tsunami que nous ne pouvons arrêter ni détourner, et les dégâts seront considérables.

  • Vous agiter de partout : C’est une perte d’énergie considérable pour la résolution du challenge.
  • Vous réfugier dans le repli sur soi ou dans la nourriture.

Ici, je vous ai présenté les principales choses à faire et à ne pas faire en situations inconfortables d’urgence maîtrisée. Il y en a certainement d’autres et je vous invite d’ailleurs à les partager en commentaires. Dites-nous quelles sont vos alternatives, vos solutions, ce qui marche et ce qui ne marche pas pour vous ?

Inoubliable rencontre

Cet article est le second et la suite de celui intitulé : « Ludivine continue de nous partager son aventure au Québec.« 

Un bon souper d’échanges entre deux inconnues

La soirée ne faisait que commencer. Fernande et moi nous étions rencontrées à peine une heure avant. Parce que le camping n’était pas encore ouvert en ce tout début du mois de mai, elle m’avait invitée à passer la nuit dans sa cour avec mon VR (véhicule récréatif, ou camping-car comme nous disons en France.)

Fernande avait déjà soupé, c’est comme ça qu’on dit au Québec pour parler du diner. Le « diner » d’ailleurs, là-bas c’est le repas du midi. Notre petit déjeuner à nous est appelé « déjeuner », parce que c’est le moment où, pour reprendre l’explication d’un ami québécois, on « casse le jeun », celui qui est en cours depuis la veille au soir.

J’avais pourtant de quoi me faire à manger dans mon VR, le genre de trucs rapides à préparer quand je suis fatiguée, mais quand elle a vu mes pâtes au fromage lyophilisées, Fernande s’est chaleureusement proposée de me préparer un filet de poulet avec une bonne petite salade fraîchement composée.

Pendant ce temps où elle préparait mon repas, nous nous parlions étrangement comme si nous nous connaissions depuis longtemps, comme deux amies qui se retrouvaient après un long moment sans s’être vues. D’ailleurs le tutoiement s’était imposé direct ! Les discussions elles, bien que passant rapidement d’un sujet à l’autre, étaient profondes : sur le sens de la vie, des épreuves, …etc.

Une amie épatée.

Comme beaucoup d’autres personnes que j’avais déjà croisées, Fernande me paraissait elle aussi très étonnée par moi, mais aussi par ce que j’étais en train d’accomplir. Elle ne cachait pas être littéralement impressionnée par :

  • Le fait que je sois partie en voyage au Québec aussi longtemps (2 mois),
  • Que je sois partie seule
  • Aussi loin de chez moi (la France), et
  • « En plus en fauteuil roulant ! » s’était-elle exclamée !

Une amie qui m’aide à comprendre ce que je vis.

J’avais presque immédiatement évoqué à Fernande que j’étais très fatiguée et que je ne comprenais pas du tout pourquoi, dans la mesure où, depuis mon arrivée, j’avais pris tout le temps de repos lorsqu’il m’était nécessaire, et parce que je m’arrangeais également à manger le plus sainement possible entre deux poutines 🙂

La poutine est un plat typiquement québécois, fait de frites, de fromage qui fait « couic couic » sous la dent et de sauce marron dans laquelle vous ne savez pas ce qu’il y a dedans. Mais c’est bon et ça cale bien ! Dès mon arrivée à l’aéroport, mes deux amies Caroline et Elise étaient venues me chercher et nous étions allées en manger une, pour que je puisse y goûter d’emblée !

Face à mon interrogation et mon incompréhension quant à ma grande fatigue, Fernande avait pu m’éclairer. Elle m’avait dit : « Attends un peu, c’est normal que tu sois fatiguée ! Tu as vu tout ce que tu fais de nouveau depuis quelques jours ? Tu es en mode apprentissage ! Cela provoque forcément un niveau de stress supplémentaire que tu dois gérer. »

Allons bon !

Au cours de ce repas improvisé et au beau milieu de nos échanges, mon hôtesse quitta la table. Je la voyais s’affairer d’une pièce à l’autre, passant de la salle de bain à la chambre, revenant au salon… Soudainement, elle me dit : « Je vais débarrasser ma chambre et tu vas dormir dans mon lit ! »

Intérieurement, c’était comme si je n’y comprenais pas grand chose : elle m’avait initialement proposé de passer la nuit dans mon VR, j’en étais restée là. Et maintenant, voilà qu’elle était en train de me laisser son lit !?

Parce que d’ordinaire je suis plutôt de celle qui aime rester discrète, j’aurais sûrement répondu que : « Non, ce n’est pas la peine, ne te dérange pas, j’ai tout ce qu’il faut pour dormir et je dors très bien dans le lit confortable du VR, j’ai tout : même le chauffage, la douche, les toilettes, la télé (+ le lecteur DVD s’il vous plaît ! LOL), le micro-ondes…etc. » Mais là je « me suis laissée faire » et j’ai dit « ok » sans trop chercher à analyser ni comprendre ce qui m’arrivait. De toute façon, je crois que j’étais bien fatiguée avec toutes ces émotions. J’étais bien fatiguée, ça oui, mais pas suffisamment pour ne pas partager par textos avec mes proches (ma famille, mes kinés), l’expérience que j’étais en train de vivre et qui ne faisait que commencer…

Et les surprises continuèrent…

Au réveil le lendemain matin, la maison était calme, très calme. Il y avait un doux sole Quand je suis sortie de la chambre, j’ai vu que le déjeuner (soit le petit-déjeuner pour nous français) m’avait été préparé. J’avais un petit mot de Fernande, notifiant qu’elle serait de retour vers 13h et deux numéros de téléphone : son portable (ou cellulaire en québécois) et celui du lieu où elle se trouvait ce matin.

J’ai eu un méga bug ! Moi Ludivine, je suis arrivée hier soir et de manière tout à fait imprévue chez cette belle personne inconnue. D’ailleurs, malgré nos longs échanges de la veille, je considérais que j’étais encore pour elle une personne inconnue… Ce matin, me voilà SEULE dans sa maison ?! Elle m’a laissée SEULE dans sa maison ?! Elle est capable de laisser sa maison à une inconnue ?! Comment une telle confiance en l’autre, en l’étranger, était-elle encore possible de nos jours ? Est-ce que nous avions, nous français, encore cette confiance envers les inconnus ? Assurément, pour moi la réponse était non. Mais qu’est-ce qui faisait que nous l’avions perdue ?

Je pris donc le temps de savourer, à la douceur du soleil traversant les vitres en ce milieu de matinée, les toasts qu’elle avait pris soin de griller avant de partir. Le café lui, resté dans une thermos, était encore tout juste chaud et parfait à boire sans plus tarder.

Je devais continuer ma route pour me rendre à Ottawa, mais à l’évidence je ne voulais pas repartir sitôt la fin de mon déjeuner. Je choisis donc d’attendre le retour de Fernande, de prendre le temps de dîner ensemble avant de continuer mon périple.

(Affaire à suivre…)

Ludivine continue de nous partager son aventure au Québec.


Suite à la parution de mon premier article intitulé : « Plus qu’un voyage à l’étranger » sur son blog, Le Code de La Vie.com, Jérôme m’avait demandé si j’avais vécu un événement qui m’avait particulièrement marquée lors de ce long voyage de deux mois au Québec.

En fait il y en a eu beaucoup plus d’un !!! Mais le premier qui m’est revenu à l’esprit est ma rencontre avec Fernande.

Des débuts pas faciles…

Cela faisait à peine une semaine que j’étais arrivée au Québec, et trois jours que j’étais seule dans l’aventure à rouler dans mon VR (Véhicule Récréatif, que nous appelons nous, en France, « camping-car »).

J’avais déjà découvert un « truc » que je n’avais vraiment pas anticipé : J’avais loué ce VR, en me disant que je pourrais ainsi dormir où je voudrais et quand je voudrais ou quand j’en aurais besoin. Malgré cette location qui m’avait déjà « coûté un bras » (expression française, qui veut dire que ça m’avait coûté beaucoup de mes économies), je prenais conscience qu’il fallait en plus, pour passer la nuit, stationner mon VR dans des endroits adéquats mais surtout, payants ! Comme dans un camping par exemple.

Bref, je m’apercevais que le stationnement ne pouvait pas être gratuit, même sur un « simple » parking (sauf exception : sur ceux des supermarchés WallMart, mais ça je l’apprendrais plus tard.)

A la recherche de la solution la plus économique

Alors au soir de ce troisième jour d’aventure toute seule en VR, j’avais consulté le guide des campings que m’avait donné la gentille dame du bureau touristique de Montebello, la ville dont j’escomptais visiter le « château » le lendemain. Je voulais trouver celui qui était au meilleur tarif afin d’aller y passer la nuit.

J’avais juste 30 km à faire pour arriver au camping le moins cher du coin, à St André Aville. Je repars donc sur la route, j’arrive devant le camping et là… Je me demande comment rentrer.

Il y avait une barrière, il fallait peut-être un badge pour l’ouvrir ? Et l’accueil, était-ce bien ce bâtiment que j’avais du mal à distinguer un peu plus loin ?

Car même avec ma lentille correctrice, je ne vois qu’à 6 ou 7 dixièmes, en fonction du moment de la journée et de la fatigue.

En plus, sur la route défoncée qui y menait, il y avait plein de trous, tous remplis d’eau. Le ciel était gris et encore menaçant, on aurait dit qu’il avait plu quelques minutes avant.

Je me voyais difficilement sortir en fauteuil par ce temps, me rendre jusque là-bas et trouver quelqu’un pour me renseigner. De toute façon, il n’y avait eu aucune trace de vie depuis cinq minutes au moins que j’étais arrivée devant la barrière : Cela avait fini par me décourager de me rendre à l’accueil supposé de ce camping.

J’étais très très fatiguée, sûrement à cause du décalage horaire, et je commençais déjà à penser que mon aventure était en train de tourner au cauchemar.

Vous avez un problème : Allez au supermarché !

Le supermarché ! Oui, j’ai vu un supermarché pas trop loin en venant, je vais y retourner ! Là-bas, il y aura sûrement quelqu’un pour me renseigner et me dire où dormir ce soir !

J’arrive, je me gare, j’ouvre la porte coulissante arrière du véhicule pour y descendre mon fauteuil roulant. Une dame boitant me propose alors son aide. Comme j’avais trouvé un moyen de le descendre facilement moi-même, je lui avais répondu : « Merci mais pour le fauteuil, ça va aller ! Par contre, vous pourriez sûrement m’aider à trouver le renseignement que je cherche ? »

Je lui explique, pleine d’émotions et mes larmes qui montent petit à petit, que je suis venue là au Québec seule à l’aventure, pour deux mois. Que j’ai loué ce véhicule récréatif pour pouvoir être autonome dans mes déplacements et surtout pouvoir me reposer quand j’en ai besoin. Que la location m’avait déjà coûté 10 500 $ CAD. Qu’en plus, mon fauteuil électrique m’avait lâchée la veille du décollage en France et que j’allais devoir en racheter un à mon retour (Et que ça valait « juste » entre 3500 et 5000€ !) Que j’ai refait 30 kilomètres pour venir à ce camping-là qui était le moins cher et que je viens de me casser le nez. Que je ne sais pas où dormir « légalement » ce soir, pour ne pas voir le lendemain matin un garde national frapper au carreau, pour me demander de payer mon stationnement pour la nuit que je venais de passer près des poubelles sur un simple parking !

Elle m’a écoutée tout du long avec un air de réelle compassion, puis elle me dit : « Ben viens-donc dans ma cour !!! » Moi, à ce moment-là j’arrive de suite à me détendre et je retrouve mon sourire. Je la remercie grandement : « Ah oui ? C’est gentil ! », lui dis-je en y revenant pas. Et je ne suis pas encore au bout de mes surprises…

Fernande s’était foulé la cheville et boitait un peu. Elle était donc justement venue au supermarché acheter du chou (celui avec les grandes feuilles vertes) pour les appliquer sur la zone douloureuse. Remède de grand-mère que je vous retransmets ici. Je n’ai pas eu l’occasion d’essayer, par contre je peux vous dire que Fernande remarchait sans difficulté le lendemain.

En route vers (et chez) l’inconnue

Après le supermarché, Fernande m’a d’abord emmenée sur le parking d’une maison de retraite, là où elle savait que je pourrais capter le WIFI pour consulter ma messagerie.

Il y avait une étendue d’eau à côté et elle me demanda si j’entendais les grenouilles ? Je tendis l’oreille mais je n’entendais rien de semblable. J’écoutais alors avec plus d’attention…

« Non, je n’entends que des oiseaux, lui dis-je.

– Ah oui ? Et bien pourtant, c’est ça les grenouilles ! » Ce soir-là, j’ai appris ainsi que Fernande, que les grenouilles québécoises ne coassaient pas comme les nôtres !

En arrivant dans la cour chez Fernande, celle-ci me dit qu’elle avait déjà mangé, ou soupé comme ils disent au Québec pour le dîner. Ce n’était pas mon cas mais j’avais tout ce qu’il fallait. Elle me proposa alors d’apporter ma nourriture pour manger mon repas en sa présence, à l’intérieur de la maison. Quand elle m’a vu sortir mon sachet de pâtes lyophilisées, elle me dit : « Pose ça, je vais te faire un filet de poulet avec une salade ! »

C’était bizarre, car avec Fernande je n’avais pas cette sensation habituelle d’avoir peur de déranger. J’ai accepté sa proposition très naturellement.

Quand je suis rentrée chez elle, dans son salon plein d’affaires de sa maman dont elle venait de vider l’appartement, je me suis sentie comme si j’arrivais chez une amie de longue date. Aucune gêne. Une grande confiance.

D’ailleurs c’est ce qu’on s’est dit d’emblée : on avait l’impression de se connaître depuis longtemps, on sentait chacune pouvoir se faire mutuellement confiance. Je lui ai fait part que, dans ma philosophie de vie, je pensais que cette impression de se connaître déjà venait certainement du fait que nous nous étions déjà rencontrées dans une de nos vies précédentes. Elle a acquiescé…

L’expérience,

L’expérience,

Pourquoi l’expérience?

Pour entamer se sujet révélateur et enrichissant, nous allons voir dans un premier temps sa définition, avec le dictionnaire de l’internaute pour y mettre de la clarté.
Puis nous entrerons plus en profondeur dans ce mot pour y explorer les coulisses. Déjà au travers quelques citations en lien avec l’expérience puis plus concrètement, avec ce que nous apporte « l’expérience » d’un point de vu positif et d’un autre négatif.
Pour au final prendre du recul et observer ce que nous apporte le plus simplement possible l’expérience.

Continuer la lecture de « L’expérience, »

La fin arrive à grand pas.

La fin arrive à grand pas.

Pourquoi dire cela?
. Enclencher une réaction, une réalité qui nous ramène dans la vie, dans ce qui est.
Qu’est-ce que cela veut dire?
. Pas de retour en arrière possible.
Pourquoi ressentir cette sensation?
. La pression vécue à ce moment là est grandissante et s’exprime par une sensation ressentie.

Allons voir un peu plus et peut-être plus en profondeur, pour y voir plus clair.

Continuer la lecture de « La fin arrive à grand pas. »

« Assumer. »

« Assumer. »

Ce mot me fascine aujourd’hui alors qu’il fut un temps, il m’effrayait et donc je le fuyais comme la peste.

Je me rends compte aujourd’hui qu’il n’est pas évident de retranscrire des émotions, des ressentis avec de simples mots.
Une émotion et un ressenti,dans une réalité, cela ne s’explique pas car ça se vit.
A nouveau je retombe dans la théorie et la pratique. De la théorie à la pratique, il y a un monde. Tout comme un homme et une femme.
En cherchant, à expliquer à un homme comment être homme? Et à une femme comment être une femme? Le tout sans l’ÊTRE réellement, cela créer un véritable bordel mental et je pèse mes mots et plus particulièrement « BORDEL ».
Qu’est ce qu’un « BORDEL », comment le voyons nous? Comment le ressentons nous? Sommes nous alaise avec ce mot? Et pourquoi ce mot?
Effectivement pourquoi ce mot?
Car si vous ne le vivez pas, alors vous ne pourrez jamais réellement parler en connaissances de causes et plutôt en connaissances mentales.
Oui, j’avoue que celles-ci servent pour la compréhension et la prise de recul.

Mais sincèrement, comment prendre du recul de quelque chose dont je ne suis dedans?
Nous tombons dans un questionnement du style l’oeuf ou la poule en premier?
Ou encore le serpent qui se mord la queue et il ne le sait même pas.

Quelque part, je cherche une réponse à l’extérieur de « MOI », ce qui fait que je ne peux jamais réellement avoir de certitude car je ne sais pas étant donné que je ne sens pas et surtout si je ne ressens même pas la question, ni le poids des mots.
Cela à pour conséquences de retomber dans une forme de « BORDEL » que je fuis et que je ne cherche pas à vivre car j’en ai peur.

Je pourrais employer un autre mot pour décrire ce « BORDEL », par exemple avec le « CHAOS ».
Sincèrement qui aime le « CHAOS »? C’est comme les inconnus, nous apprenons depuis notre plus jeune âge à nous en méfier.
POURQUOI donc? POURQUOI BORDEL DE MERDE?

En fait, c’est assez simple, nous utilisons majoritairement un seul mot pour une chose bien spécifique, bien précise

Alors je me suis dis: « Pourquoi je fuis ce mot? »
Et je me suis rendu compte petit à petit que ce n’est qu’un mot et un mot ne peut à priori rien me faire.

A l’époque, je ne comprenais pas car ce mot qui était employé vers moi du style: « es-tu réellement sûre que tu vas assumer ce qui vient derrière? »
Et comme je ne savais pas ce qui venait derrière alors, j’avais peur, mais peur de quoi concrètement?
« l’inconnu » et le comble dans tout cela c’est que depuis tout petit, j’apprenais que je devais me méfier des « inconnus ».
Se méfier, fait appel au sens de la peur
C’est ça en fait, à l’époque j’avais peur

C’est un mot, une action qui mal compris, ou encore pris à légère peut entraîner de drôles de surprises, bonnes comme mauvaises.

Nous allons dans un premier temps définir ce mot « assumer » grâce au dictionnaire de l’internaute pour y mettre comme à son habitude plus de clarté.
Puis nous verrons à quel moment celui-ci entre en action dans nos vies.
Et enfin nous prendrons du recul par rapport à ce qui aura été vu au travers toutes ces explications.

1- La définition du mot « assumer », selon le dictionnaire de l’internaute.

« assumer , verbe transitif
Sens 1 Prendre la charge, prendre à son compte.
Sens 2 Accepter sa responsabilité, prendre sur soi.
Synonymes : accepter, endosser, prendre « 

2- voyons à quel moment l’action « assumer » entre dans nos vies.

« Assumer », comme son nom l’indique c’est une action de prendre la charge à son compte. D’accepter de manière connue ou non la responsabilité qui en découle, en sa propre personne.

Plusieurs cas de figures sont possibles, cependant voyons à partir de quand cela commence exactement? 
La réponse est simple et évidente, pourtant elle peut être rejetée par celui même qui l’a accepté au début.
Il s’agit tout simplement de la naissance.
– Nous finissons par assumer consciemment ou non de ne plus loger dans un même lieu (le ventre de la maman), de ne plus se nourrir de la même façon (nourriture différente et conduit différent).
Cela s’appelle l’évolution et l’adaptation, nous finissons par l’assumer et si ce n’est pas le cas, alors nous finissons par nous éteindre plus ou moins rapidement.

Dans assumer, il y a bien cette notion de « prendre à sa charge sur soi ».
Hors, est-ce que tout ce que je prends à ma charge est réellement choisi par moi?
Ai-je pu choisir en ayant conscience et connaissance de cause?
Ai-je eu mon mot à dire?
Si ce n’est pas moi qui le choisi, dois-je le prendre à ma charge? Et dois-je en être responsable?

Qui paie la facture? Les conseilleurs ou les payeurs?
Les conseilleurs se contentent logiquement de conseiller et pourtant connaissons tout d’eux? Est-ce vrai ou faux ce dont ils nous conseillent?
Les paroles sont du vent.
Les actions passent par du concret et de l’expérience. C’est alors à ce moment là qu’intervienne les payeurs.

« Assumer », pour moi c’est être avant tout un « payeur » qui grâce à son investissement du début sera en mesure de conseiller par la suite.
Il sera passé sur le terrain et par du concret. Autrement dit il aura de l’expérience.

3- Prenons du recul.

Qui assumes tout?
Nous apprenons à déléguer et donc quelque part, nous apprenons à reporter une par de notre responsabilité.
Est-on en mesure d’assumer que cela ne soit pas fait comme nous l’attendions? Et est-on prêt à payer la facture sans rejeter pleinement la faute sur l’autre?

Assumer quelque chose, c’est bien qu’il y a un impact vis à vis de soi et aussi vis à vis des autres personnes qui nous côtoient.
Cela veut dire que dans tout les cas, une relation consciente ou non c’est établit et que nous avons tous une part de responsabilité à assumer.

D’un coté, si j’en prend trop et que je dis « oui » à tout, je ne serais pas en mesure d’assumer pleinement ma vie puisque j’en aurais trop.
Je serais rattrapé par les événements, les engagements et ne serais plus en mesure d’assumer cela et entrerais dans une forme de dépendance totale. Automatiquement, des frustrations de par et d’autres naîtront, tout comme les tensions.
Et cela fini par devenir de la dépendance à l’extrême et ça je n’en veux plus.

De l’autre coté, si je ne prend rien et que je dis « non » à tout, je ne créerais plus de relation, ce qui fait que je n’aurais plus rien à assumer.
Cela devient de l’indépendance à l’extrême et ça je n’en veux plus.

Les deux cotés vu précédemment sont peu viables.
C’est pourquoi j’opte pour une autre possibilité, celle de l’inter-dépendance.
Je m’explique, si je décide de prendre ma part et seulement ma part de responsabilité, je vais devoir assumer mes actions, mes « oui » et aussi mes « non » et ce dans un seul but, pouvoir assumer pleinement ce que j’entreprend dans ma vie.
Alors oui, cela déplaira certainement à certains, même très proches de moi lorsque je dirais « non », mais je veux être le payeur de ce que je veux et non le payeur de simple conseilleurs.
Je veux avancer et payer des gens à qui je dis « oui » car je l’assume.
Je veux entrer dans un schéma d’interdépendance que je choisi, pour assumer en toute connaissances de causes.