« Bien » choisir

« Bien » choisir, mais qu’est-ce que cela veut dire ? Que nous pouvons aussi « mal » choisir ? Mais qu’est-ce que « choisir » finalement ? Que de questions se posent sur ce thème du choix…

Nous en avons parlé cette semaine avec Jérôme. La discussion a notamment tourné autour d’un choix d’achat, d’investissement qu’on avait fait puis regretté par la suite, pour x raisons.

Nous avons donc échangé sur ce qui permettait d’aller au-delà de ce sentiment de regret. Parce qu’on a tous sûrement déjà vécu cela : On regrette d’avoir fait ce qu’on a fait, d’avoir dit ce qu’on a dit, d’avoir choisi ce qu’on a choisi. Il est possible également qu’il nous soit arrivé de rendre responsable un Autre de la situation pour laquelle on éprouve du regret. On pourrait même parfois nourrir de la rancune à son égard.

Mais encore, on s’est probablement déjà tous dit aussi qu’on était « trop nul(le) ! » d’avoir agi comme ça, « de ne pas y avoir pensé avant ! ». Bref, on s’est (encore !) rabaissé, déprécié, dévalorisé pour ce choix qu’on avait fait…

Choisir, ce n’est donc pas simple… Vous connaissez l’expression : « Choisir, c’est renoncer. » ? Elle est attribuée à André Gide. On est donc arrivé à admettre pour vrai que lorsqu’on dit « oui » à quelque chose, on dit « non » à une autre. On arrive à le croire, aussi parce qu’on nous a appris qu’on « ne pouvait pas tout avoir ! » C’est soit ça, soit ça, pas les deux. Ces croyances sont encore bien ancrées dans notre mental.

Au fil de notre échange, cela m’a rappelé un précédent article de Jérôme, sur le fait de faire des choix et de les affirmer. En voici deux extraits :

Peut-on dire « Oui » à tout ?

« D’un coté, si j’en prends trop à ma charge et que je dis « oui » à tout, je ne serai pas en mesure d’assumer pleinement ma vie, puisque j’en aurai trop à faire. J’ai fini par me rendre compte que je prenais tout à ma charge, car c’est ce qu’on m’avait appris à faire. Je ne savais pas que je pouvais faire autrement, et surtout que j’en avais le droit.
En prenant la responsabilité de tout, pour tout, je suis finalement rattrapé par les événements et mes engagements, je ne deviens plus du tout capable de les assumer. J’entre dans une forme de dépendance totale : de l’autre envers moi, de moi envers l’autre. Automatiquement, des frustrations de part et d’autres naîtront, comme des tensions.
Et cela finira par devenir de la dépendance à l’extrême. »

Peut-on dire « Non » à tout ?

Voici encore un extrait du même article cité précédemment.

« De l’autre coté, si je ne prends rien et que je dis « non » à tout, je ne créerai plus de relation, ce qui fait que je n’aurai plus rien à assumer.
Cela devient de l’indépendance à l’extrême. »

Il s’agira donc de trouver un juste équilibre entre le fait d’accepter (et de s’engager !) et celui de refuser de faire quelque chose…

Faire un choix, c’est « dur » ! Oui, c’est vrai de prime abord : Parce qu’on a bien souvent peur de se tromper, de ne pas être à la hauteur (de décevoir). On a peur de l’inconnue, car on n’a alors plus nos repères habituels.

Figurez-vous que, ce matin, mon regard a été attiré par un autocollant affiché dans ma salle de bain depuis quelques mois. C’est à propos du choix. Il y est écrit :

« L’important n’est pas ce qu’on choisit, mais le fait de choisir. »
Roman KRZNARIC

Parce qu’au moment où nous prenons une décision, où nous faisons un choix, nous optons pour la solution qui nous semble le mieux convenir à notre situation. Sur l’instant. Car nos choix peuvent ne pas tenir dans le temps. Ils peuvent évoluer.

On peut par exemple s’apercevoir au bout d’un moment, que notre choix a été influencé dès son origine. Revenons à l’exemple de l’achat dont nous parlions en introduction, celui qu’on peut regretter après coup.

Bon nombre de techniques de marketing existent pour vous faire acheter un produit. Par exemple, celles qui induisent en vous un sentiment d’urgence : « Profitez de notre super offre avant minuit ce soir ! » « Demain, il sera trop tard ! » « Les bonus seront seulement pour les 10 premiers inscrits ! » etc.

En fonction de votre situation : affective, émotionnelle, financière, sociale…etc, vous pourrez être vraiment tenté(e) d’acheter ! Quitte même à vous endetter… Saviez-vous que 50% des gens qui achètent sur internet (des formations en ligne) ne les suivent même pas ?

Les vendeurs eux, ont mis en avant les points forts de leur produit, ont réussi à vous toucher émotionnellement, puis vous achetez ! Bingo !
Petit rappel en passant : si vous espérez du changement en achetant une formation, appliquez bien les conseils qu’elles vous donnent. J

S’il vous arrive donc de regretter d’avoir fait un choix, d’être déçu de celui que vous avez fait, rappelez-vous de ce qui a fait que vous vous êtes lancé dans ce projet à l’origine, de pourquoi vous aviez fait ce choix. Revenez à l’enthousiasme et à l’entrain du début.

On vient donc de voir ci-dessus, que nos choix peuvent être influencés (les marketeurs qui jouent avec nos émotions internes) et sont influençables (ils peuvent changer avec le temps).

Alors comment (re)trouver de la stabilité face aux conséquences de nos choix ?

Quand on ne se connaît pas bien, on aura cette tendance à changer / évoluer dans nos choix, à les regretter longuement, à en vouloir à d’autres…etc.

Retrouver de la stabilité sera nécessaire pour retrouver notre pouvoir de choisir en pleine conscience et en toute connaissance de cause et afin de ne jamais le regretter plus tard.

Ce qui permet de retrouver cette stabilité pour « bien choisir », c’est d’abord le fait d’avoir une bonne connaissance de soi.

Bien se connaître permet de savoir qui on est et ce qu’on veut vraiment. Ainsi, on fait ses choix puis on les assume pleinement. On en prend l’entière responsabilité, quitte à perdre les choses qui ne nous conviennent pas ou plus. Quand on assume, on n’a de toute façon plus peur de perdre ce qui ne répond plus à nos aspirations, ce qui ne nous correspond plus.

On le répète souvent ici dans le Code de La Vie, mais il est important de mettre notre attention et de nous concentrer là où on a du pouvoir. Où avons-nous du pouvoir ? Seulement sur nous-même, pas sur les autres…

On l’a vu, l’extérieur peut avoir de l’influence sur nos perceptions, mais pas si on se connait bien. D’où l’importance de prendre le temps de bien se connaître.

Comment bien se connaître ?

Cela prend le temps, mais il est bon de prendre ce temps pour se retrouver avec soi et aller voir ce qui se passe dans notre intérieur, de rentrer en contact avec notre intérieur.

Prenons donc le temps de faire le point, en nous mettant dans un endroit calme. Avertissez votre entourage (avec bienveillance) de votre besoin d’être au calme, tranquille, qu’on ne vous dérange pas. Peut-être risque-t-il de vous montrer leur incompréhension… Passez au-dessus de leur réaction : Vous n’êtes pas en train de les rejeter, vous avez juste besoin de faire de vous la priorité n°1 pour une heure ou deux. Ce n’est pas dramatique.

Se retrouver, pour faire le point et apprendre ainsi à mieux se connaître, évite aussi de tomber dans le piège suivant : celui qui consiste à attendre que la personne avec laquelle je suis en conflit aille chercher elle aussi (et en premier, tant qu’à faire !) à l’intérieur d’elle-même. On ne peut être responsable que de nous-même, pas de l’autre.

Pour aller mieux, il est vain d’attendre que l’autre change d’abord, ou que seulement lui le fasse. Vous retrouver avec vous-même, vous faire confiance, peser le pour et le contre, vous permettra de prendre la décision qui vous convient, de faire votre choix. Un choix que vous assumerez quoiqu’il arrive, puisqu’il vous ressemblera.

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