Le voyage continue au cœur des présentations

« Un voyage de mille lieues commence
toujours par un premier pas. »
LAO-TSEU

Mes premiers pas dans l’écriture

Le voyage dont il est question ici, c’est notamment celui de mon commencement dans l’écriture d’articles sur le blog du Code de la Vie.

Jérôme m’a proposé d’écrire un premier article sur mon voyage au Québec il y a quinze jours. Aujourd’hui, il me donne une autre opportunité de continuer et de me présenter davantage. Les retours que j’ai eus à l’issue de ce premier article  m’invitaient à m’ouvrir plus, à me livrer plus, à exprimer vraiment ce qui se passe à l’intérieur : mes émotions, comment j’avais ressenti et vécu les événements… Chose ni évidente (facile), ni naturelle chez moi. Mais je vais tâcher de m’appliquer davantage à en parler, parce que je sais que c’est ce qui fait finalement vibrer voire inspire celui qui me lit.

Avant de me présenter plus, je voudrais d’abord remercier Jérôme pour sa confiance et cette opportunité qu’il me donne. Un matin, il m’a rappelé cela : « Il faut essayer pour réussir. » Peut-on réussir d’emblée un truc nouveau, sans jamais avoir essayé avant ? Je ne crois pas vraiment. J’aurais même envie de rajouter que la persévérance est un bon allier pour pouvoir atteindre ce qu’on veut vraiment.

Quand on sait ce qu’on veut vraiment, on peut peut-être mettre moins de temps à l’obtenir. Mais quand on ne sait pas ou plus trop ce qu’on veut, ben… C’est moins évident !

C’est un peu mon cas en ce moment et depuis quelques temps. C’est la raison pour laquelle j’ai saisi cette opportunité de me faire coacher par Jérôme. Il me suivait sur le web et il a vu que j’étais en galère et surtout, j’ai ressenti qu’il avait envie de m’aider ! Il m’accompagne donc dans ce temps où j’ai besoin de persévérer, de me recentrer, de me reconnecter à moi.

Mais qui suis-je ?

Je suis Ludivine Lesénéchal, je suis jeune de 37 ans bientôt « et demi » J et je suis donc actuellement en quête de ma réalisation personnelle. J’ai plusieurs compétences que j’évoquerai un peu plus bas, mais pour l’instant je souhaiterais plutôt vous parler de qui je suis à l’intérieur de moi et en ce moment.

En quête de ma réalisation personnelle, je teste donc de nouvelles choses comme avec l’écriture de cet article.

1) Comment est-ce que je me vois me réaliser et être pleinement accomplie ?

J’en ai eu une idée par le passé mais pour l’instant, je vous le disais, j’ai l’impression que je ne le sais plus trop, je suis dans le doute de ce que je veux vraiment, de ce que je voudrais vraiment faire. Parce que ce que j’ai voulu faire il y a deux ne marche pas comme je voudrais, j’en suis venue à douter et j’avoue, à me décourager…

A) Former, accompagner au changement et à une meilleure confiance en soi

A l’époque et au tout début des premiers symptômes de mon handicap, me réaliser c’était pour moi travailler malgré le handicap, pour me sentir utile aux autres et contribuer à la société. Alors j’ai fait ce qui fallait pour travailler : je me suis formée et je suis devenue formatrice pour adultes en 2009. S’il y a bien une chose que j’aime, c’est le fait de transmettre et aider. Transmettre ce dont les personnes ont besoin en terme de connaissances. J’aime vraiment faire ça ! J’aime les voir reprendre confiance en elles et en leurs capacités à écrire ! J’aime les entendre dire : « Ah mais en fait, c’est simple ! » Car oui, ça peut bien souvent l’être !!! C’est juste qu’en général, elles ont eu une mauvaise expérience à l’école et elles se sont renfermées dans des croyances telles que : « ce n’est pas pour moi », « je suis nul(le) »…etc Mais non ! Et moi, j’aime ce travail : parce qu’il leur permet à elles d’évoluer personnellement ou professionnellement, et à moi de me sentir utile !

En 2016 et parce que ma santé s’était un peu dégradée, je me suis formée pour créer une activité sur le web et continuer de travailler tout en restant à la maison. J’avais toujours envie de mettre mes compétences de formatrice au service des gens. J’ai donc créé une formation en ligne qui permet de se réapproprier les bases indispensables et essentielles, les astuces pour apprendre à se poser les bonnes questions et ainsi s’éviter de commettre les erreurs fréquemment commises à l’écrit. J’ai lancé officiellement Le français utile en juin 2017.

B) Ecrire pour d’autres

Grâce à ce site et à mon réseau d’amis virtuels, j’avais été repérée puis contactée par des personnes qui m’ont demandé si je pouvais corriger leurs écrits. Je me souviens particulièrement des deux premières.

D’abord il y a eu cette jolie femme retraitée, Ginette Nichols, qui avait commencé à écrire un livre à ses 30 ans et qui souhaitait maintenant le publier… Un très beau roman sentimental, l’histoire d’un coup de foudre entre une jeune femme aveugle et un très bel homme… Mais avant de me confier son bébé, parce qu’il lui fallait encore écrire le dernier chapitre, elle avait voulu me confier trois nouvelles qu’elle avaient également créées. Je savais que c’était comme une phase de test, pour qu’elle voie de quoi j’étais capable. Je n’avais pas de souci, je pouvais très bien comprendre cela. On s’était donc mise d’accord sur mes tarifs puis… elle m’a alors annoncé qu’il s’agissait de nouvelles érotiques ! J’avais beaucoup souri de cette précision. Je trouvais la situation cocasse. Mais moi qui ai un p’tit côté « aventurière », qui aime faire des expériences, tester de nouvelles choses, rencontrer des univers inconnus, j’étais servie ! Et c’est une anecdote que j’aimais aussi et surtout raconter aux gens pour les voir sourire à leur tour ! 🙂

Je me souviens également de ce matin où j’ai trouvé le mail de Jean-Pierre Gagné pour me demander si j’accepterais de corriger ses prochains livres. Il était 7h du mat et ce n’est généralement pas une heure où je suis bien réveillée et de bonne humeur…

Mais là, quand j’ai vu le mail, je me suis mise à « sauter » partout dans ma salle de bain ! Je n’en revenais pas et je me disais : « Non mais, tu te rends compte, Jean-Pierre s’adresse à toi ?! » Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas Jean-Pierre, c’est un grand monsieur ! Pas trop en taille, mais en personne ! Il est un coach très réputé au Québec. Avec lui, j’ai ainsi pu commencer à développer mes talents dans la réécriture de livres…

2) Je savais mes talents de correctrice, j’ai découvert ceux de la réécriture.

A) Comment je procède

Quand je reçois un écrit à corriger, je le lis d’abord très attentivement. Je repère toutes les étapes, les enchaînements d’idées, le raisonnement de son auteur, pour bien comprendre le message qu’il veut faire passer.

Puis éventuellement, si nécessaire, je trouve les mots et les reformulations de phrases qui permettent une compréhension plus simple et une lecture plus fluide.

J’ai l’impression que j’arrive, à travers les écrits initiaux, à rentrer littéralement dans la tête de l’auteur, comme si je me connecte à lui, comme si je deviens lui ! Je sais que je suis une grande empathique, quelqu’un capable de ressentir l’émotion de son interlocuteur, mais alors le faire à travers les écrits ?! C’est quelque chose que j’ai découvert grâce à ses personnes qui m’ont fait confiance !

Quand j’écris, je ne le fais pas en écrivant comme « Ludivine ». Je mets un point d’honneur à ce que ça reflète l’auteur, sa personnalité, son message.

B) Un exemple concret

Vous souhaiteriez voir un exemple de mon travail ?

Jérôme m’a proposé de vous montrer ma production à partir de son précédent article. Un article intitulé « Assumer ». Je te remercie à nouveau ici : tu me permets d’exprimer qui je suis (d’aller creuser à l’intérieur, de faire sortir mes émotions, et Dieu sait s’il y en a là-dedans !) de montrer mon travail (c’est par ici les amis !), bref : de me mettre en valeur.

Jérôme « assume » aussi et surtout très bien le fait de montrer sa vulnérabilité. Bravo vraiment, tu es un exemple. Tu oses. Tu permets à d’autres de progresser. Merci.

Plus qu’un voyage à l’étranger…

Un voyage à l’étranger qui devient un voyage à l’intérieur de soi.

 

Jérôme m’a proposé d’écrire un article sur mon voyage au Québec. Un véritable défi que j’ai accepté de relever, à un moment où je ne trouve plus tellement de raison de me lever le matin.

 

Ecrire, c’est quelque chose que j’ai pourtant eu envie de faire à mon retour en France, à la fin du mois de juin de cette année 2018. Parce qu’il s’en est passé des choses pour moi là-bas, au Québec, à travers ce long voyage de deux mois… Mais écrire, ce n’est pas évident quand il s’agit de parler de moi. J’ai peur de me dévoiler, de me mettre à nu, qu’on me juge…

Alors avec cet article, je me lance et on verra bien ! Peut-être qu’avec vos commentaires, vos questions, vos remarques, j’aurais des pistes pour continuer à en écrire. Parce qu’une chose est sûre : à l’écrit comme à l’oral, j’aime raconter mon quotidien,  parce que je vois bien que je suis capable de vous inspirer.

Je m’appelle Ludivine Lesénéchal et j’ai eu 37 ans cette année.

Pourquoi suis-je partie si loin et aussi longtemps ?

A l’origine de ce voyage, j’avais ce besoin de partir loin et longtemps, pour faire le point sur ma relation sentimentale de presque dix ans. Je me sentais alors dans une impasse : Bien que la recherche génétique avait permis d’identifier la mutation à l’origine de mon handicap, et pouvait ainsi empêcher tout risque de transmission à ma descendance, mon ami ne voulait toujours pas s’engager plus loin et fonder une famille.

J’avais pensé à ce voyage dès le mois de novembre 2017.

Les étapes pour organiser ce voyage

Mon premier challenge était de réussir à confier mon vieux chien à ma mère, ce que bien sûr, elle a généreusement et facilement accepté.

Deuxième étape pour me rassurer, j’ai créé un groupe sur Facebook, afin que les personnes du Québec que je connaissais puissent m’aider à organiser mon voyage :

  • Je voulais savoir par exemple les endroits incontournables à visiter, ceux qui me seraient également accessibles.
  • Mais encore, où étaient situées les personnes que j’avais en ami(e)s Facebook et si je pouvais les visiter, avec l’objectif de transformer nos relations virtuelles en réel.
  • Comme j’aime manger et découvrir de nouvelles saveurs et habitudes autour de l’alimentation, je voulais aussi connaître les spécialités locales à déguster ou à ne pas manquer.
  • Vu que je suis en fauteuil roulant, je voulais savoir si je pouvais me déplacer facilement avec les transports en commun, ou s’il me faudrait louer une voiture par exemple.
  • Enfin, j’avais aussi conçu sur ce groupe FB une rubrique pour demander et vérifier si c’était possible de travailler là-bas, le temps de mon séjour, en tant que formatrice (remise à niveau en français).

Troisième étape, mais qui aurait en fait très bien pu être la première : Réserver mes billets d’avion A/R. Je ne vous raconte pas la peur et mon malaise avant d’être capable d’appuyer sur le bouton « Acheter » du site de réservation !

Même si je n’avais pas tellement l’impression d’être stressée, c’était quand même la première fois que j’allais partir si loin, dans un pays inconnu, seule alors que je suis en fauteuil roulant, et sur une durée aussi longue.

Le plus stressant en fait, pour moi c’était de ne pas savoir ce que j’allais y faire, bien que je sache pourtant que le programme se dessinerait au fur et à mesure, par les échanges et les informations qui me seraient données sur le groupe.

Un « point final » anticipé

Chose inattendue,  un mois et demi avant le jour du grand départ, le huit mars (journée de la femme !), j’ai reçu une longue et magnifique déclaration d’amour par email. Grâce à cela, j’ai eu le courage de rompre. Ça a été dur, parce que je voyais mon ami souffrir, mais il y a eu en moi un tel sentiment de libération et de soulagement, que je ne pouvais les nier. J’étais si apaisée de ma décision !

Malgré cette épreuve très difficile pour lui, mon ami a été très loyal et il est resté s’occuper de mes chattes durant tout mon voyage, comme il s’y était engagé initialement.

Alors qu’à la base l’objectif de ce voyage était de faire le point sur ma relation sentimentale, avec cette séparation je suis donc partie pour ainsi dire, « Libérée, délivrée ! » Très vite et avec le recul, je me suis aperçue que cela m’avait permis de mieux profiter de chaque jour, de chaque instant : Je n’avais plus cette problématique en toile de fond, cette mise au point à faire. J’aurais peut-être même eu la boule au ventre de revenir en France tout en ayant à affronter l’inéluctable.

Parce qu’au fond de moi, je crois que je savais que l’issue était celle de la séparation : La distance m’aurait simplement aidée à lui faire part de ma décision. Ça aurait été plus facile de ne pas être là et le voir souffrir.

Ce que j’ai trouvé dans ce voyage

« Libérée, délivrée », je suis donc partie avec une ouverture totale aux événements, aux autres et à ce qui se passait en moi.

L’amour

La distance et les deux mois passés là-bas m’ont confortée dans mon choix de m’être séparée. Je réalisais que je m’étais enfin choisie et je ne regrettais rien ! J’étais bien ! Sereine et confiante qu’un meilleur et plus bel avenir amoureux m’attendrait. Et, si l’occasion s’était présentée là-bas de rencontrer mon prince charmant, j’aurais été prête à l’accueillir.

C’est bien connu aussi, les québécois sont des gens sympas, voire très sympas : Je me suis sentie, très vite, inondée d’amour !

Toutes les preuves d’amour que je recevais ont eu dans les premiers temps l’effet d’un tsunami : j’en étais tellement émue que j’en pleurais ! Jusqu’à ce que j’intègre finalement l’idée que j’y avais droit, que c’était un droit légitime que d’accepter et de profiter de cet amour, de me remplir de lui jusqu’à ce que la coupe soit pleine et déborde ! Mais pouvais-je réellement être rassasiée de recevoir de l’amour ???

Une chose est sûre, c’est que j’étais naturellement dans le partage : Je suis par nature, celle qui écoute l’autre sans le juger, qui lui permet de s’exprimer et bien souvent de se libérer. J’écoute mais je ne dis rien, ou très peu,  surtout pas si ce que je pense contredit mon interlocuteur. Je suis de celle qui ne veut surtout pas blesser,  et parce que très sûrement je ne veux pas être blessée en retour…

L’autonomie et le courage

Ce voyage m’a également permis de reprendre conscience de ma plus grande qualité : le courage. Je n’en avais pas conscience et au tout début de mon voyage cela ne me paraissait même pas extraordinaire, mais j’ai en fait  rapidement compris que j’avais osé ce que beaucoup n’auraient pas fait !

Je m’en suis rendue compte à force de discuter avec les personnes que je rencontrais : « Mais vous êtes toute seule ? » me questionnaient-elles toutes quasi-systématiquement. Elles devaient sûrement se demander comment une femme en fauteuil roulant pouvait avoir eu l’audace de partir si loin et seule, dans sa situation ?

Bien qu’en situation de handicap, j’ai toujours cherché à être autonome sur un maximum d’activités au quotidien. Et là pour le coup, j’ai vraiment eu à apprendre à faire de nouvelles choses ! Je ne vous ai pas encore dit, mais j’avais loué un petit camping-car pour pouvoir aller où je voulais en toute autonomie, et pouvoir surtout me reposer aux moments où j’en avais le plus besoin. Mais je n’étais jamais partie en vacances en camping-car ! Il m’a fallu, par exemple, apprendre à conduire un véhicule d’un aussi grand gabarit et alors que je ne vois que d’un œil, à me repérer sur des routes et dans des grandes villes inconnues (merci à l’inventeur du GPS !), à faire les vidanges des eaux grises et noires …etc.

Cela n’a pas été facile au début, j’étais en plus très fatiguée : Je pensais juste que c’était à cause du décalage horaire (6h), mais mon amie Fernande récemment rencontrée m’avait fait comprendre que ma fatigue venait très certainement du mode « apprentissage » dans lequel j’étais plongée, de fait.

Autre réapprentissage et non des moindres, a été de reprendre peu à peu à marcher. Car contrairement à lorsque je suis dans mon appartement, en étant dans ma « maison mobile », je ne pouvais pas rester dans mon fauteuil pour circuler ! J’étais donc plus souvent debout. Sans compter les efforts que je devais fournir pour monter et descendre du véhicule, que ce soit pour moi ou mon fauteuil roulant !

Reprendre la marche, m’apercevoir que je pouvais le faire, a été la plus belle découverte de ce voyage. D’ailleurs, peu de temps avant la fin, quand les personnes me demandaient si je n’étais pas trop triste qu’il se finisse, je disais : « Non, mon voyage ne finit pas ! Au contraire, il ne fait que commencer !!! »

En rentrant en France, je me suis donc entraînée chaque jour à augmenter ma distance de marche : d’une centaine de mètres aux premiers essais, je suis arrivée à mon record actuel de près de deux kilomètres et ce, deux jours d’affilée.

L’envie de transmettre et de raconter le tout : mes difficultés.

J’avais donc, à mon retour, envie de raconter tout cela : mes rencontres, mes échanges, mon cheminement intérieur, mes bienfaits au niveau de ma santé et de la reprise de la marche. Mais comment ? Un livre me paraissait être une très bonne idée, mais chaque fois que je m’y mettais mon saboteur intérieur revenait à la charge : « Mais qui es-tu toi ?! Tu crois vraiment que les gens vont s’intéresser à ce que tu racontes ?! »

J’ai depuis réussi à écrire quelques pages, mais avec difficultés et sans grande conviction que cela pourrait servir un jour. Il m’est tellement plus simple d’écrire pour les autres ou d’améliorer leurs écrits, c’est d’ailleurs une partie de mon travail actuel.

Alors voilà, je lance ce premier jet et on verra bien la suite ! Si c’est en forgeant qu’on devient forgeron, alors c’est sûrement en écrivant que j’arriverai un jour à être satisfaite de ce que j’écris, non ?

Mais je vois bien que c’est difficile et pas encore naturel ou fluide : Je suis tentée de procrastiner en jouant à des petits jeux sur mon téléphone, j’ai la tête préoccupée par plein de pensées qui cherchent à me faire diverger, j’ai envie de grignoter des fruits secs, je me dis que je dois faire du rangement avant de pouvoir m’y mettre…

Avez-vous aimé lire cet article ? Qu’aimeriez-vous savoir de plus concernant ce voyage ? Avez-vous déjà eu l’envie d’écrire sur vous ou quelque chose que vous avez vécu ? Comment avez-vous fait ?