« Je ne comprends pas tout. »

« Je ne comprends pas tout » est une phrase que j’ai souvent entendu et qui par ricoché, a fini par s’intégrer dans mon vocabulaire.
Je voulais défier cette phrase pour tenter de comprendre ce que je ne comprenais pas.

Ce qui fait que je me la suis posée sur tout ce que j’avais conscience et en aucun cas sur l’essentiel que j’avais fini par perdre de vu.
Hors, cela je ne l’ai découvert ou redécouvert que bien tardivement, puisque j’ai été littéralement stoppé dans mon avancée, il fut une époque et temps. Car sans l’essentiel, je ne pouvais plus avancer. C’est à partir de ce moment là, que j’ai commencé à percevoir et ressentir les choses différemment pour arriver à un résultat plus proche de moi. Autrement dit à un résultat sur-mesure qui me convenait.

Pourtant:
Dois-je tout comprendre avant d’y aller?
Dois-je tout comprendre du fonctionnement d’une voiture pour la conduire?

Non et heureusement. Par contre j’estime Aujourd’hui qu’il est plus important de connaître les besoins, les limites, le fonctionnement de son corps plutôt que de connaître ceux de l’extérieur.
Notre corps est notre véhicule, la voiture n’est qu’un prolongement. Notre corps est la base.

Et c’est ce qui me manquait cruellement comme données pour démarrer ma quête de sens.
Et démarrer une quête sans sens est une possibilité complexe, car tout est à découvrir.
Donc pour tenter cette aventure et comprendre les choses, je me suis alors gavé d’informations. J’étais devenu alors boulimique de l’information. J’avais des résultats et je me sentais vide, j’étais entré dans une parfaite incompréhension.
J’étais addict à l’information, la formation et je me goinfrais.
J’étais curieux de tout.
Je devenais difforme, ce qui m’amenait à ne plus me reconnaître.
Je me rejetais et j’oubliais l’essentiel: « vivre ma vie en étant le plus « léger » possible ».

Petit j’adorais « le livre de la jungle », où ils disent dans leur chanson:
« il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux. Il faut se satisfaire du nécessaire, youpi… »
Je faisais littéralement le contraire, j’en faisais beaucoup, beaucoup pour donner un résultat où je n’étais pas heureux. Et je me plaignais de ne pas comprendre.

J’avais simplement oublié ce qui m’animait petit.

J’étais entré dans style ou je veux « tout » comprendre et je veux être « léger » pour avancer au plus vite.
A vrai dire cela était un paradoxe que je n’avais pas encore perçu à l’époque, car je ne laissais plus transparaître mes ressentis et donc ma fatigue intérieur.
Je montrais que tout allait bien, alors que je sentais bien que quelque chose n’allait pas. J’étais incapable à l’époque de pouvoir mettre des mots sur ce qui n’allait pas. Je me sentais bloqué, bloqué de quoi?
Je n’en savais rien.
Comment parler de ce que je ne sais pas, de ce que je ne comprends pas?
Je me sentais bloqué et plutôt que de chercher à comprendre différemment, je m’entêtais à garder l’image que j’avais pris l’habitude de renvoyer à l’extérieur.

. Cela eut des conséquences positives et négatives.
– Les points positifs:
. Je connaissais bien mon extérieur.
. Je savais satisfaire mon extérieur.
. Je savais être présent pour mon extérieur.

– Les points négatifs:
. Je ne connaissais pas mon intérieur ( je me négligeai)
. Je ne savais pas ce que je voulais clairement, donc je restai ouvert à ma curiosité.
. Je ne savais pas être présent pour moi, car j’avais pris l’habitude de passer tout mon temps avec l’extérieur.


Pour résumer, je connaissais mieux mon extérieur et moins, pour ne pas dire nullement mon intérieur.
Concrètement, je connaissais mieux le fonctionnement d’une voiture que le fonctionnement de mon propre corps.
Je pensais que je respirais bien: faux
Je pensais que je mangeais bien: faux
Je pensais que buvais suffisamment: faux
Je pensais que je parlais bien: faux

Au plus je me posais ces questions et au plus j’avais l’impression de descendre aux enfers, alors que j’étais simplement devant un constat qui m’a fait prendre conscience de là où j’en était.
C’était un bilan, un bilan intermédiaire et non définitif.

Il y en avait une multitude de « faux », j’étais embarrassé et perdu.
Cependant, j’avais l’intime conviction que le « faux » pouvait se transformer en « vrai ».

Les mots étaient inversés tout comme le rôle que je jouais dans ma vie.
Il me suffisait de remettre de l’ordre dans tout cela.

Sauf que comment faire, lorsque nous ne savons pas faire?
. En ne faisant rien? Fausse, Bonne, Idée = résultat nul
. En faisant la même chose, me goinfrer d’informations? Fausse, Bonne, Idée = résultat nul

Quoi faire alors?
C’était une superbe question qui m’amenait à comprendre plus en profondeur « Je ne comprends pas tout. »
. En faisant les choses différemment

Ce n’est qu’en prenant du recul, en prenant le large et en lâchant prise sur cette envie de comprendre, que les choses se sont éclaircies pour moi.
Ce qui est encore une fois paradoxal pour moi.

Puis, je découvre des phrases:
. »le maître gère le paradoxes. »
. »le maître fait avec ce qu’il a, alors que l’élève se plain de ce qu’il a. »

Je me suis alors dit que « je veux être maître dans ma vie et plus exactement de ma vie. »

Alors pour cela, je me suis dit qu’est ce que j’ai à ma disposition:
Je connais plus l’extérieur que mon intérieur et mon corps fait le lien entre les deux. Donc je vais et veux tout faire ce qui est en mon pouvoir pour rééquilibrer cela et ainsi pouvoir gérer les paradoxes de ma vie entre l’intérieur et l’extérieur pour en devenir maître.

Ce chemin vers l’intérieur m’est plus à porter de main, que ne l’a été pour moi le chemin vers l’extérieur.

C’est expérimentant ce paradoxe entre l’intérieur et l’extérieur que je finis par me réaliser car j’apprends à gérer ces deux sphères complémentaires.

Nous pouvons le voir aussi au travers l’image du « yin et du yang », de « l’homme et de la femme », ou encore du « jour et de la nuit ».

Les paradoxes sont infinis, alors apprenons à gérer les essentiels, les fondamentaux pour se retrouver à l’aise avec soi.

Et vous les amis comment vous sentez-vous avec vous même?
Êtes vous alaise? Vous comprenez-vous? Êtes vous bien avec vous?









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