Pourquoi je me fuis?

C’est une excellente question ?

Cette période de confinement tombe à point nommé, comme de par hasard.
Est-ce un hasard?
Ce  »Coronavirus » met en lumière de nombreuses choses, situations, événements, loupés, stratagèmes pour compenser ce confinement.

Chaque nouvelle situation demande à notre organisme, notre intérieur de dépasser des peurs conscientes ou inconscientes.
Est-ce que j’ai déjà regardé ces peurs en face?
Est-ce que j’ai déjà réussi à les nommés?
Comment j’agis ?
Comment je réagis ?
Quels sont les compensations employées et déployées en moi?

C’est à ce moment que je m’aperçois que je me connais peu.
J’ai envie d’être bien avec moi et je suis sur le chemin pour l’être.
Maintenant, est-ce que ce chemin est clair pour moi?
Je me rends compte que non, et il est d’autant plus mis en lumière avec l’apparition du « Coronavirus ».
Quelque part il alerte et stoppe même une fuite effrénée que nous avons face à notre humanité et où nous vivons à savoir sur la terre et plus exactement dans notre corps.
Et c’est là ou le « Coronavirus » intervient, à l’intérieur de nous.

Est-ce que j’ai peur de cela?
Non, par contre de me voir en face, confiné avec tout ce que je n’ai pas mis à jour, me renvoie à une angoisse et anxiété monstre.
Et pour ne pas avoir à faire face à cela, j’entame de nouvelles choses, de nouvelles lectures, de nouvelles idées.
Les réseaux sociaux, le téléphone et autres sont encore présents donc ils fonctionnent à plein régime, ce qui aide à se rassurer sur le cours terme par contre pour ce qui est du long terme c’est une autre histoire puisque j’entre un peu plus dans le virtuel, délaissant un peu plus mes sens, mes sensations, ce que je ressens.

Je ressens bien que cela est un appel à être plus avec moi.
Or comment je suis avec moi?
Horrible, je m’en demande toujours plus et je me juge de ne pas réussir ou encore je me juge de me juger.
Au bout d’un moment, je me dis pourquoi?
A quoi bon?

Puis je prends du recul par rapport à tout cela et je me dis:
« Jérôme, je comprends mieux pourquoi tu te fuis.
En quoi es-tu bienveillant avec toi?
Tu fais ce que tu peux et ce n’es jamais assez.
Je sais que tu souffres et ce n’est pas en t’infligeant plus de choses que cela ira mieux. »

Et puis je reviens sur des choses plus pragmatiques pour ne pas avoir à sombrer dans cette fuite inlassable de moi même.

Maintenant pourquoi je me fuis?
Comment est mon estime personnelle?

Ces deux questions à elles seules résument bien la situation de ce que je vis aujourd’hui.
Je me sens étranger à moi-même, un peu comme un Bernard l’ermite, qui cherche inlassablement à trouver avec l’extérieur ma « coquille ».
Or je m’aperçois aujourd’hui que la « coquille » n’est rien d’autre que « l’Amour » pour être et me sentir en sécurité.

Donc pourquoi je me fuis?
Très certainement car je ne me donne pas l’Amour dont j’ai besoin pour me sentir en sécurité en moi. Je reproduis ce que j’ai connus dans mon enfance, je veux changer, je m’en donne les moyens. Maintenant, est-ce que j’arrive à poser correctement ce que je vis?
Au vu de tout ce que j’ai cultivé et gardé, je fais le constat que non. Ce que j’ai est utile pour d’autres personnes et c’est pour cela que j’arrive à aider ceux qui m’entourent. Et donc là, c’est un super stratagème pour ne pas m’occuper de moi.
Or le « Coronavirus » me donne cette chance, me poser pour me mettre en questions, me remettre en questions et m’ajuster pour avoir à m’accueillir et non plus me fuir.
C’est d’ailleurs pour cela que je me suis fait submerger par tout un tas d’émotions en moi.
Je me sentais mal et pas en capacité d’être opérationnel auprès de mon entourage et rédiger des articles. Je me fuyais tellement que par retentissement, je finissais par m’isoler et ne plus répondre à cette envie d’aider l’extérieur, car je n’en avais plus la force.

Pourquoi j’en suis arrivé jusque là?
La réponse se trouve dans la question suivante: Comment est mon estime personnelle?
C’est une question qui normalement n’est pas mentale car l’estime personnelle se vit.
Cette estime personnelle se ressent et personne d’autre que vous ne peut la ressentir.
Or ce n’est pas ce que je pensais car je croyais que celle-ci était conditionnelle.
L’estime personnelle est fonction de l’Amour et la sécurité connus lors de l’enfance.
C’est à dire que si l’Amour et la sécurité sont présent de manière inconditionnels, alors l’estime personnelle à les bons ingrédients pour croître et évoluer au cours du temps.
Maintenant, de mon côté, j’ai cru que cet Amour et cette sécurité étaient conditionnels, qu’il fallait se dépasser pour être aimé et être accepté dans un cadre de sécurité.

Ce qui à la fin, fait que mon estime personnelle est conditionnelle et non inconditionnelle comme elle se doit-être.
Ce n’est pas l’extérieur qui définit ce que je suis, or dans mon fort intérieur, mon cerveau reptilien à enregistré le contraire et donc je reste dans cette peur, cette attente pour que l’extérieur définissent ce qui est juste pour moi.

C’est une programmation de mon cerveau qui n’a plus lieux d’être.
Je sais que cette programmation je l’a fuis car à chaque fois que j’ai tenté de la remettre en cause, les sanctions me tombaient dessus ou du moins c’est la perception que j’en avais.
Car je cherchais à justifier mes choix plutôt qu’à les assumer.

Oui, pour moi ce n’est pas facile d’assumer un choix car je pensais que je ne savais rien.
Or en prenant du recul, j’ai suffisamment pour être et essayer avec ce que j’ai plutôt que de continuer avec ce que je n’ai pas.

Prendre conscience de mon corps, prendre rendez-vous avec lui, lui parler, l’étirer, avancer lentement, être bienveillant avec, pour l’accueillir à défaut de le fuir.
Je pense à ce moment là que les conditions s’y prêtent pour un meilleur accueil que celui d’avant.

Et vous les Amis, comment êtes-vous avec vous?




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