Le vide,

Alalala le vide, c’est quoi? C’est où? C’est quand? C’est comment?
Oui le vide c’est une notion flou, puisque le mot à lui seul vient contrebalancer cette notion.

Pourquoi j’en viens à parler du vide?
Tout simplement car je veux l’expérimenter avec un maximum de conscience.
Je vous invite à me suivre pour en savoir plus sur cette notion.

Pour y voir plus clair nous allons voir ensemble via le dictionnaire de l’internaute ce que le vide nous réserve:

vide , adjectif
Sens 1 Qui ne contient rien.
Synonymes : désert, dépourvu, aride

Sens 2 Où il n’y a personne.
Synonymes : inhabité, disponible, vacant, déserté

Sens 3 Sans intérêt, insignifiant.
Synonymes : stérile, inintéressant, insignifiant

vide , nom masculin
Sens 1 Espace ne contenant rien.
Synonymes : néant, trou, rien

Sens 2 Sentiment de manque.
Synonymes : perte, privation, manque

Sens 3
Littéraire
Néant.

Eh bien donc le « vide » contient beaucoup de sens, d’autant plus qu’il peut être perçu comme un nom masculin ou encore un adjectif.
L’opposé du vide est la notion du « plein ».

Pour vraiment comprendre cette notion de vide, j’ai envie de l’expérimenter durant deux heures consécutives. C’est une grande première pour moi, alors pour se faire je vais me fondre dans la nature et ne faire plus qu’un avec.
Je vais m’asseoir dans un coin dans la forêt et me laisser porter je ne sais où, je vais simplement mettre un compte à rebours en place pour revenir ici et maintenant.

Cet exercice a vraiment pour objectif et intention de m’approcher de ce vide et d’en ressentir les sensations agréables et désagréables.
J’ai envie de sortir de ce mental qui m’ordonne et me conditionne dans beaucoup de choses.
J’ai envie d’être moi, de me soutenir et me tenir présent durant cette traversée de vide.

Présent « oui », car j’ai déjà traversé une période de 3 semaines de vide en étant dans le coma.
Maintenant, j’ai pour intention de renouveler l’expérience en étant en présence et dans un lieu que je souhaite et désire.
J’ai envie d’expérimenter cela car une partie en moi me le demande et une autre me supplie de ne pas le faire pour toutes les raisons que nous appellerons « excuses ».

C’est clair, que j’ai peur d’aller vivre et revivre cela. Sauf que là, les choses sont complètement différentes. J’ai suffisamment de douleur en moi pour me sentir présent et vivant dans mon corps.

J’ai envie de l’entendre, de le ressentir, de le connaître, de le reconnaître, de l’honorer.
J’ai envie d’écouter cette petite voix qui me murmure en moi de le faire pour me rapprocher de ce je ne sais quoi, qui n’est pour l’instant qu’une notion de « vide » pour moi.

Une notion qui me fait dire pourquoi perdre deux heures de ton temps? à faire une expérience de merde où mes douleurs vont s’accentuer et me mettre dans une posture vraiment inconfortable.

Voilà, vous pouvez déjà entendre une partie de mon mental qui entre en action pour justement que je n’entre pas dans une action que j’ai envie de faire au fond de moi.

Mon mental, je l’ai trop souvent écouté et jusqu’à présent il m’a aidé à survivre dans un monde que je ne comprends que peu pour y vivre. C’est pourquoi, je décide d’écouter l’autre versant de moi qui semble être vide et dépourvu de sens.
J’ai envie de faire cette expérience durant deux heures pour commencer et vous apporter ensuite ce que cela m’a procuré.

Peut-être que vous avez déjà expérimenté cela, je serais curieux de voir en commentaire ce que cela vous a apporté pour que nous puissions comparer ce que les et les autres avons vécu dans une situation comparable. Même si j’ai bien conscience que chacun vivra des sensations différentes dans la précision, car nous sommes tous uniques.

Maintenant, les mots et la communication nous permet cela, alors pourquoi se priver d’une partie de cela?

Sur ce, les amis, je vais me diriger ver la forêt pour réaliser cette expérience hors norme pour moi et donc quelque part flippante, il est 17h19.

Alors j’ai marché, j’ai traversé des routes, pris un pont pour arriver sur une île pour y regagner ensuite la forêt.
Le niveau de l’eau autour de l’île était bien haut, effectivement arrivé à un endroit du chemin, l’eau recouvrait ce dernier et ce n’était pas là où je voulais expérimenter le vide en moi. Et pourtant je me sentais bloqué, je voulais y aller sauf que je ne voulais pas mouillé mes chaussures donc quoi faire. Après un petit moment de réflexion j’eus trouvé. J’enlève mes chaussures et je continue pieds nus.

Ben oui, pourquoi n’y avais-pas pensé plutôt. Qu’importe je reprends mas marche et continue à marcher au milieu des branchages, des orties, d’herbes, j’avance de manière déterminée. Et pourtant je ressens au fond de moi une forme d’appréhension.
Sur ma route j’ai croisé une biche.

Je suis arrivé à 18h04 sur les lieux et je n’ai pas fait comme je l’avais prévu dans ma tête.
Je me suis simplement laissé guidé et porté par ma petite voix intérieur qui se faisait clairement entendre, pour ne pas dire « autoritaire » avec moi.
J’ai envie d’être avec moi au maximum pendant cette expérience, alors je l’ai écouté même si j’ai émis quelques doutes avant. Qu’importe, je décide lui faire confiance et de me faire confiance, soit de nous faire confiance.
Il s’agissait de rester debout dans la nature au milieu d’un courant d’eau descendant assez fort et qui m’arrivait à mi-mollet.

J’ai alors pris mon portable et j’ai lancé le compte à rebours pour une durée de 2 heures.
Il était 18h05 au moment du lancement. Oui je n’ai pas cherché à réfléchir, ni même pris de réelles précautions j’y suis allé franco.
Donc je devrais être libéré de ce défi à 20h05, quoi que?

Il est 20h05, l’alarme se déclenche pour sonner la fin du vide et le début de la reprise.
Quel moment!! 🙂 j’ai eu l’impression d’être sorti du temps à un moment donné.
Je vous ai dit que je vous ferais part de ce que j’ai vécu et c’est avec grande joie et enthousiasme que je vais vous partager comment j’ai vécu ces 2 heures.

D’ailleurs, je ne me fais pas prier pour rédiger les choses et la chance mon ordinateur était encore sur mon dos. L’eau était arrivé au bas de mes pieds donc je n’eus qu’à sortir trouver une grosse branche d’arbre où je m’y suis assis et commencer ou du moins continuer à rédiger mon expérience.

Alors dans les débuts à partir de 18h05, mon mentale à très vite pris les gouvernes, je l’ai alors laissé quelque peu faire, même si je voulais au fond de moi dire: « STOP!!! »
Je préférer attendre pour créer un terrain d’entente entre moi et ce mental en fougue.
Il a très vite fait le tour de la situation en me disant, ou plutôt en me faisant ressentir, car cette voix ne venait pas de l’extérieur mais bien de mon intérieur:
« Jérôme, voilà tu as les pieds dans l’eau glacée jusqu’à mi-mollet, tes pieds reposent sur de l’herbe et tu peux ressentir la terre molle sous tes pieds en bougeant ces derniers.
Ensuite le restant de ton corps se trouve dans l’air ambiant, avec me diras-tu: la tête dans les étoiles.
Sauf que pour corser le tout, tu as laissé ton sac à dos comportant ton ordinateur portable, sur ton dos, alors, bon courage mec pour ces deux heures. Je le savais que tu étais sadomasochiste mais à ce point? »

Bon voilà, le décor est planté et ce « couillon » avait quelque peu réussi à me déstabiliser.
Je suis alors revenu sur ma respiration et puis je ne savais pas comment vivre au juste ce vide, ni même cette notion de vide. Je me sentais quelque peu perdu.

Je suis alors revenu à mes sens, la vue:
– Il y avait du vert partout et différents coloris de verts, cela allait du vert clair, allant jusqu’au vert foncé et passant par des verts fluos.
Et puis il n’y avait pas que du vert, du marron, du bleu, du gris. Il y avait en réalité toute une palette de couleurs, je ne savais plus ou en donner de la tête.

Je me suis alors dit: « je change, je cherche du vide, je suis venu pour ça, du vide. »
Je suis alors passé à l’ouïe:
– Dans la nature, ne rien entendre, c’est complexe, surtout que mon attention se portait sur mon ouïe. J’ai commencé à entendre tous les chants des oiseaux, cela venait de tous les sens. Là encore, je me sentais perdu car quelque peu désorienté par tous ces chants. Sauf que c’était différent, c’était des sons plus doux, plus harmonieux.

J’ai alors cherché à mêler ces sons avec ma vue, pour voir à quoi cela ressemblait.
J’avais l’impression de me retrouver dans le bouquin « Où est Charly », sauf que là c’était un chant d’oiseau qui était puissant, donc j’ai cherché, cherché sans bougé de ma posture et l’eau qui coulait toujours entre mes jambes. Le niveau avait quelque peu diminué, 1 centimètre de moins. J’ai fini par retrouver la source de ce chant, un tout petit oiseau, qui doit faire une dizaine de centimètre maximum.
Et bien je me dis chapeau, petit mais puissant. Alors il était posé sur une branche à une dizaine de mètre de moi et il mettait l’ambiance. Je l’observais, l’observais tout en l’écoutant, l’écoutant.
Et là, m’est revenu à l’esprit ce qu’il s’est passé le matin, mes voisins parlaient bruyamment au bas de ma fenêtre. Cela passait pour quelque minutes sauf que ça durait, durait ce qui fait que cela me tapait sur le système. Et bien, avec cet oiseau dont je trouvait le chant harmonieux, je ressentais la même sensation de gêne que ressenti avec mes voisins au matin.

Je me suis dit: « merde, pourquoi? j’en ai marre, c’est le vide que je veux expérimenter, au lieu de ça, il y a beaucoup plus que je pensais en aillant exploité, juste deux sens à ce vide.
Oui, je ne suis pas censé être là, je me fond dans la nature au milieux des éléments.

2 sens et ma tête chauffe, je trouve le temps, long, lent, j’ai envie de regarder l’heure.
« Non, Jérôme, tu t’es lancé ce défi alors respecte le. »
A pour ça, mon mental c’est le champion pour respecter un cadre qu’il finit par accepter.
Quelque part tant mieux, je me sens soutenu et prêt à aller jusqu’au bout de ces deux heures.

De plus j’avais de la chance, car le soleil resplendissait sur moi directement et au travers les reflet de l’eau. Je pouvais voir que le soleil n’était plus à la même place par rapport au moment ou je l’observais et au moment où j’ai commencé.
Avait-il bougeait?
Bien-sûr que « non ». Alors comment cela peut il être possible, sachant que je n’ai pas bougé.
Et bien tu le sais bien, la terre tourne sur elle même et fait le tour du soleil.
Attends, attends, cela veut dire que même, si je ne bouge pas et bien je bouge.
Tu as tout compris, nous retrouvons ce phénomène dans les voitures, les bateaux, les avions, enfin bref, tous les moyens de transports.
La terre est un moyen de transport et tu véhicules dessus.
C’est vrai.

Je n’avais aucune idée du temps réellement passé, alors je faisais des estimations pour chercher à me rassurer ce qui fait que je n’étais plus dans cette notion de vide. Pourtant, je sentais bien que je ressentais ce vide présent sans ce repère précis de temps.

J’ai fini par me détacher de cela en décidant cette fois de fermer les yeux et commencer à ressentir le toucher:
Je me sentais touché par l’eau, l’air et aussi par les couleurs. Oui les couleurs, c’était inouïe.
Je voyais des couleurs en aillant les yeux fermés, j’avais l’impression d’être en boîte de nuit avec ce jeu de lumières.
Je sentais qu’il y avait un déséquilibre dans la perception des couleurs entre mon oeil gauche et mon oeil droit, c’était étrange.

Alors j’ai cherché à faire un test, essayé de transposer de la luminosité de l’oeil gauche à l’oeil droit, juste par le biais de l’attention. Et bien aussi dingue que cela puisse paraître cela donnait un résultat autre. J’ai répété 3 fois l’opération et je suis arrivé à un équilibre dans ma perception des couleurs tant sur l’oeil. droit que sur l’oeil gauche.
Je voyais du bleu, du rouge, du rouge sang, des flashs, des lumières étincelantes.
J’ai alors levé mon regard tout en ayant les yeux fermés et je suis arrivé à l’union de mes deux yeux aux troisième oeil, c’était wouah.

Je suis resté un moment comme cela, mon téléphone s’est mit à sonner, je n’ai pas sursauter comme j’aurais pu le faire par le passé. Il a sonné, sonné puis s’est arrêter car tombant sur la messagerie. J’entendrais par la suite la réception d’un message.
Qu’importe, je n’étais pas là, c’était dingue de me sentir si détaché de cela.

Quelque temps plus tard, j’ai bougé mon corps et suis entré dans un mouvement lent et fluide, je peux dire merci à mes cours de yoga qui m’ont étaient d’une grande utilité à ce moment là et à d’autres moments durant cette période de 2 heures.

J’ai étais jusqu’à touché mes pieds et donc ressentir l’eau avec mes mains. Je les ai réunis pour prendre de l’eau et ainsi l’amener jusqu’à mon visage. Quel plaisir de ressentir cette sensation d’eau fraîche sur le visage. J’ai répété l’opération deux fois.

Puis je me suis redressé et fini par ouvrir les yeux, les couleurs environnementales avaient encore changées. C’était dingue pour moi car je n’avais pas bougé. Par contre lui le temps avait bougé.

Qu’importe, je n’étais toujours pas au bout des deux heures. Je me sentais plus calme. Plus posé et plus ouvert, d’ailleurs à ce moment là, je distingue de nombreuses araignées qui gesticules dans tous les sens dans le vide. Oui elles étaient entrain de confectionner leurs toiles. C’était dingue de voir autant d’agitation. J’en ai alors observé une pendant un bon moment, elle semblait se déplacer dans le vide puisque je ne voyais pas sa toile, ni même un quelconque autre fils. Oui la luminosité baissé et n’étai pas projetée sur celle-ci ce qui fait que j’avais l’impression qu’elle se déplaçait sur rien et à partir de rien.
Mon mental me permettait de comprendre cette illusion.

Ce qui fait que je suis passé à autre chose, à d’autres araignées. Et là, j’ai vu que des araignées restaient au bout d’une branche et laissé filer leur file de soi dans ce léger vent, jusqu’à ce que celui-ci touche une autre branche où il reste dessus du fait que la toile est collante et à partir de là, l’araignée se bouge et se met en action pour confectionner sa toile.
C’est dingue comme même tout ce qu’il s’y passe dans cette nature, ou plutôt dans ce vide.

Je me suis alors ensuite accroupie un moment, oui l’eau m’arrivait au bas des pieds. Et là, à quoi, 50 centimètres, j’ai vu un caillou dans l’eau qui me faisait de l’oeil. J’ai alors cherché de mon oeil de lynx, un branchage pour le rapprocher de moi. Oui il n’est pas question que je bouge.

Je fini par tout ajuster jusqu’à le réceptionné, je l’observe et wouah!! Pour moi on dirait un diamant dans un cercle ou un coeur dans un cerle.

Je me suis ensuite relevé respirait un moment, remis le branchage à la nature et respiré un moment.

Et là, l’alarme retentis… Quoi déjà?

Allez hop hop, j’ai envie de vous retranscrire cela tant que c’est chaud en moi.
Et donc je m’y mets comme je vous le disais plus haut.

Le temps c’est écoulé à une allure, alors à 21h40, j’ai décidé d’arrêter pour rentrer chez moi et terminer au chaud et avec un peu plus de luminosité.
J’avais 40 minutes de marche, donc je devais me bouger pour être dans les temps, c’est ce que j’ai fait après avoir remis mes chaussures.

J’ai regagné le chemin dans un noir bien prononcé de la nuit.
J’entendais les branches craqué sous mes pieds. J’entendais aussi d’autres bêtes s’enfuir lorsque celles-ci m’entendaient.

Une fois arrivé chez moi à 22h20, je me remis à l’écriture avec une superbe énergie.




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