Est-ce que la violence est un ingrédient de la paix.

Est-ce que la violence est un ingrédient de la paix?

Je vais commencer par définir les deux « ingrédients », indispensables de cette question.

La « violence », selon wikipédia est « l’utilisation de force ou de pouvoir, physique ou psychique, pour contraindre, dominer, tuer, détruire ou endommager. Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance, ou encore la destruction de biens humains ou d’éléments naturels. »

La « paix », selon wikipédia est « un concept qui désigne un état de calme ou de tranquillité ainsi que l’absence de perturbation, de trouble, de guerre et de conflit. Elle correspond aussi à un idéal social et politique. »

La majorité des personnes fuit la violence et j’en étais l’un des premiers car la société dans laquelle je vis la condamne.
Je suivais le mouvement et la condamnais à mon tour, ce qui m’amenais à ne vouloir que la paix.
Je m’éteignais de plus en plus pour me diriger vers la paix.
Or était-ce la solution?
Je le croyais. Au plus je le faisais, au moins je comprenais et au plus j’attirais le contraire de ce que je voulais.
J’étais têtu et déterminé pour obtenir ce que je voulais, la « paix ».

Alors je m’oubliais un peu plus, pour ne pas répondre aux coups que je recevais. Ces coups étaient aussi bien physiques, que psychiques.
Naturellement, comme je prône la « paix », je n’allais pas répondre. Or en ne répondant pas, je n’instaurais aucune limite à ceux qui me portaient ces coups.

Suis-je responsable?
Naturellement, que je suis responsable de ce que je suis.
Or, il fut un moment où je n’avais cette conscience et je restais bloqué dans mon entêtement de la « paix ». Un peu comme le monde des « bisounours » que j’ai souvent entendu parlé à travers ceux qui voulaient m’aider et m’accompagner à ce mieux être tant recherché au fond de moi et qui pourtant ne restait qu’illusoire pour moi, car pas de recette miracle.

Je voulais que d’autres personnes que moi me donnent la réponse, imposent mes limites et m’aident à ne pas utiliser la violence que je rejetais en moi.
Ce qui revient à dire que je voulais que ce ne soit pas moi, qui emploie la violence pour me faire respecter.

En procédant de cette façon,  je recherchais un garde du corps. Quelqu’un qui pourrait me défendre au besoin.

Était-ce normal?
Je ne sais pas. Je faisais ce que j’avais appris et surtout ce que je savais faire.
Et comme, je ne remettais nullement en question ce que j’avais appris dans l’éducation de mes parents et de l’école. Je ne pouvais nullement changer ma façon d’Être et le résultat que j’obtenais.
J’étais conditionnais comme cela et ne savais pas que je pouvais prendre les rennes de ma vie, dans mes propres mains en décidant d’enfin façonner ma vie, comme je l’entendais.

Lorsque j’ai découverts que cela était possible, il fallait que je me mette à l’évidence, qu’il me manquait des outils.
Je devais apprendre à aimer deux facettes pour grandir et évoluer dans ma vie.

La première facette, en fonction d’où est-ce que l’on part, était pour moi, la « paix ». Je la maîtrisais plus grandement que la deuxième facette qu’est la « violence ».
Tant que je rejetais une facette, je me retrouvais dans un déséquilibre et donc une vie inconfortable.

Je ne le comprenais pas ou du moins je ne le visualisais pas.
Je ne voyais pas en quoi la violence pouvais servir à la paix et la paix à la violence.

Et pourtant, je découvris par la suite que les deux, sont inséparables.
J’ai compris cela, grâce à la « lumière ».
Puisque pour qu’il y ait lumière, il est indispensable d’avoir un « proton » et un « neutron ». Un « + » et un « « .
Si il n’y a pas de présence « « , dans le « +« , alors, il n’y a pas de « lumière ».
Et vice-versa.

Maintenant, en expérimentant cette équation dans ma vie avec la « paix » et la « violence ». Je me suis aperçu qu’il fallait un juste milieu pour pouvoir vivre sereinement et calmement.

Cela, je l’ai compris aussi avec les paires de protons et neutrons pour la création de la « lumière ».
Si j’ai plus de protons que de neutrons, alors j’aurais des protons en trop. Et ils seront alors perçus et même qui sait? Ils se percevront eux même comme des déchets, étant donné qu’ils se retrouvent seuls et isolés.

J’ai alors fini par comprendre, au travers cet exemple que si je voulais perdurer dans ma vie, de manière équilibré. Je me devais apprivoiser les deux facettes qui sommeillaient en moi, tel un aimant qui à en lui d’un coté, une partie plus et de l’autre, une partie moins.

Intellectuellement, je trouvais cela simple.
Or entre la théorie et la pratique il y a souvent un monde, voir plusieurs. Ce qui peut amener à un découragement considérable.
Je dis cela, car au moment où j’en ai pris conscience et bien mon entourage n’en avait pas conscience. Ce qui fait que l’on ne se comprenait pas ou tout simplement plus.

Il y a alors une grosse part d’incompréhension qui s’est installée et instaurée dans nos relations.
A ce moment, un malaise et un mal-Être a à nouveau fait surface.
Donc deux choix se proposaient à moi,
– arrêter d’avancer pour rester aux cotés de mes proches,
– ou continuer d’avancer au risque de le faire seul et d’être rejeté.

Dans un premier temps, par peur et manque de confiance en moi, j’ai expérimenté la première solution et bien cela ne m’a pas convenu dans le temps.
J’ai alors expérimenté la deuxième solution, cette solution à été inconfortable à bien des reprises, à la seule différence que j’avais décidé dès le début de me choisir!! Ce qui revenait à être seul et donc aligné avec mon choix.

Pour résister à cela, j’ai du apprivoiser mon coté violence pour l’utiliser à juste titre et ainsi savoir me défendre tout seul.

Il est facile de tomber dans les excès car cela demande peu de maîtrise, il n’y pas à jongler entre le plus ou le moins, l’accélérateur ou le frein…
Il n’y a pas de dosage à faire, pas d’effort, pas de réflexion puisque tous « les oeufs sont mis dans le même paniers » et nous renforçons cette croyance au fil du temps.

Grâce à mes investissements personnels, j’ai fini par remettre tout cela en question. Et maintenant, je répartis et défends mes « oeufs », comme je le veux.
Autrement dit, je défends « mon beefsteak », pour cela je dois faire appel à une partie de violence en moi. Car en étant que « paix », je ne dissuadais pas ceux qui restaient dans l’extrême violence.

Maintenant, que j’équilibre ce coté « violence » et « paix » en moi, je peux vivre une vie plus sereine.

Je ne dis pas qu’il faut employer la violence pour résoudre les problèmes de la vie. Je dis simplement que c’est un outil de présent qui peut-être utile, lorsque le déséquilibre ou le mal-être ressenti est trop important.
La violence, comme la paix sont présents pour rééquilibrer ma vie.
C’est à moi, de découvrir mon juste milieu en essayant de nouveaux ingrédients.

Avez-vous trouvé votre juste milieux, qui vous amène à ce bien être temps convoité et recherché?
Êtes vous alaise avec la violence? La paix?

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