Qui suis-je, si je change?

Qui suis-je, si je change?

« Changer » est un mot simple et pourtant complexe à mettre en oeuvre, car pour qu’il prenne tout son sens, il doit être suivi d’une action, autrement rien a changé, ne change et ne changera.

Selon le Larousse « changer » peut être définit comme suit:
« Céder quelque chose pour autre chose, l’échanger : Changer des livres contre des disques.
Convertir une monnaie en une autre monnaie, échanger une somme d’argent contre une même somme en pièces ou en billets de valeurs différentes : Changer des dollars en yens.
Remplacer quelque chose, quelqu’un par quelque chose, quelqu’un d’autre de même nature, de même fonction : Changer les assiettes. Changer le caissier d’une banque.
Remplacer quelqu’un, quelque chose par quelqu’un, quelque chose d’autre de même apparence, par malveillance ou malhonnêteté : Elle est persuadée que le bijoutier a changé les pierres de sa bague.
Mettre quelqu’un, quelque chose à un autre poste, etc. : Vous gênez ici, changez votre voiture de place.
Transformer quelque chose, quelqu’un en quelque chose ou quelqu’un d’autre, le faire passer à un autre état : Les alchimistes tentaient de changer certains métaux en or.
Mettre des couches propres à un bébé, du linge propre à un enfant, à un malade.
Modifier quelque chose, quelqu’un, le rendre différent : Changer le sens d’une phrase. Cette nouvelle coiffure la change complètement.
Faire sortir quelqu’un de ses habitudes, rompre la monotonie de ses activités et, en particulier, le distraire : Vous devriez accepter cette proposition de voyage, cela vous changerait un peu. »

« Changer » est un verbe d’action comme nous avons pu le voir dans sa définition, entre céder, convertir, remplacer, transformer, mettre, modifier, faire sortir.

Je vais m’intéresser plus particulièrement ici de l’action de personnes, étant donné que nous pouvons changer aussi les choses.
Il est plus simple de changer des choses, que des personnes. Tout simplement car les choses sont dépendantes des humains et que les humains sont interdépendants, bien que je pensais au début qu’un humain pouvait être complètement indépendant et heureux.

J’ai fini par changer ma vision des choses et ainsi j’ai pu comprendre des éléments, des subtilités que je n’avais pas encore saisis.
Grâce à cela, j’ai pu changer.

Mais qui suis-je maintenant, si j’ai changé? Qui étais-je hier? Qui serais-je demain?

Le parcours du changement est long, lent et fastidieux. Surtout si nous ne savons pas pour qui, ni pour quoi, ni pourquoi nous le faisons?

Pour le savoir, bien souvent nous devons l’expérimenter car entre la théorie et la pratique, il y a 2 choses bien distincts.
Nous ne commençons pas tous ce changement au même point de départ, ce qui a des répercussions non négligeables pour ceux qui l’oublieraient.
J’en ai fait parti en surestiment ou en sous-estiment mes capacités. Ce qui fait que je n’étais pas à la bonne place pour effectuer ce changement.
De plus les conseilleurs, ne sont pas les payeurs.
Et ce qui est bon pour l’un, ne l’est pas forcément pour l’autre étant donné que nous sommes tous uniques. Alors pourquoi devoir changer?

La vie, le temps, les répétitions, les blocages routiniers, nous aident à en comprendre pourquoi?

Déjà, il y a une chose qui est permanente, c’est le  »changement », tout change tout le temps. Même si nous ne le percevons pas, il y a des détails qui changent en nous et tout autours de nous.
Ne serait-ce qu’un élément évident, à l’extérieur de nous, qui change tout le temps, c’est le temps lui-même.
Une seconde, cela n’est rien, mais une multitude de secondes cumulées, les unes aux autres et nous arrivons rapidement à, une année.

Sauf qu’en ne changeant rien à mes habitudes,  en fonctionnant toujours comme avant, autrement dit que je stagne dans ma vie. Et bien l’ensemble de mon corps ne ressentira pas cela, puisque je prends de l’âge et ça je ne peux le voir qu’avec le temps.

Donc si je ne décide pas de surfer avec le temps, c’est le temps qui va surfer avec mon corps et je ne pourrais que constater les conséquences de celui-ci, lorsque je daignerais le voir.
Le choc peut-être violent pour certain tellement qu’ils se sont oubliés au cours du temps.
Maintenant, si j’apprends à « jongler »avec mon corps et le temps, pour trouver mon équilibre. Je ne ferais plus qu’un avec.

En décidant de changer parce que je le veux, j’ai une envie qui est la mienne.
. J’arpente, découvre un chemin que je choisi.

Maintenant, si je change parce que l’on me dit de changer, je me soumets à ce changement et donc je perds tous mes précédents repères.
J’arrive dans un terrain nouveau et incertain. Ce qui fait que la complexité pour démarrer est plus grande.

Cela ne veux pas dire que tout est perdu, puisque j’apprends et donc change en conséquences.
Les dégâts sont et seront plus grands dans ce changement, si je décide de faire un blocage à cela. Maintenant, je peux ne former qu’un avec ce changement, cela me demandera de la volonté et une envie indétrônable de m’en sortir.
Car dans le cas contraire, je me retrouve dans ce que je n’aime pas et dans une marche à suivre que l’on m’impose.
Et ceci est un bon cocktail explosif pour que le corps ne m’amène pas au bout de ce projet qui est dépourvu de sens pour moi.

Normalement, il est opportun et indispensable de faire un point régulièrement avec soi et les gens qui m’entourent.
Dans le but de savoir, si la destination est toujours la bonne et/où de savoir ce qu’il y a changer pour affiner la vision de ma vie.
Pour se faire, des réunions doivent être programmées avec les personnes de mon entourage avec lesquelles j’évolues.
Naturellement, celles-ci se doivent être basées et axées sur un pilier central qu’est pour moi: la confiance.
Sans quoi, le groupe stagnera, jusqu’à rompre.

Oui, le changement fais peur. L’aventure est risquée et la routine meurtrière.
Alors que choisir? Quoi choisir? Pour quoi le choisir et sur tout pour qui le choisir?

« Car personne ne peut savoir à ta place.
Personne ne peut grandir à ta place.
Personne ne peut trouver à ta place.
Personne ne peut faire à ta place ce que toi même dois faire.
L’existence n’admet aucun représentant. »
Jorge Bucay

En résumé, je me choisi pour avancer vers ce que je suis.
Ça c’est de l’aventure, oui un pas après l’autre.

Nous verrons la semaine prochaine, les conséquences de ce choix.

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