L’excès 

L’excès

Je viens sur ce mot pour le mettre un peu plus en lumière et ainsi mieux l’apprivoiser.
Cette notion qu’est l’excès, nous est devenue tellement facile d’y accéder, d’y entrer et d’y arriver, que bien souvent lorsque nous y sommes, nous nous demandons comment nous avons pu en arriver jusque là? Nous ne nous sentons nullement responsable d’un excès et reportons la faute sur quelqu’un ou autre chose.

Voyons, voyons en détail ce qu’est « l’excès », ce qu’il nous cache ou ce qu’il veut nous dire et nous transmettre. Peut-être qu’en arrivant dans un excès, je me fais un cadeau pour me découvrir un peu plus? Ce qui me permettra de m’affranchir de mes peurs et de finir par marcher par moi-même et aller où bon me semble:

Aller hop, on y va:
« excès , nom masculin
Sens 1 Ce qui dépasse la mesure normale ou prévue.
Exemple : Excès de vitesse.
Synonymes : excédent, débordement, surabondance, surplus
Sens 2 Dérèglement, abus.
Exemple : Excès de poids.
Synonymes : abus, inconduite, outrance, démesure, dérèglement »

C’est un mot, une situation qui a des conséquences dont le « prix » peut-être lourd à porter et supporter. Et cela en avons nous conscience? Sommes-nous prêt à le vivre?

Sortir du cadre.

Il est intéressant de s’arrêter sur le préfixe de ce mot « excès ».
Et d’observer d’autres mots commençant par le même préfixe:

Extérieur
Exclus
Exterminer
Exprimer
Exposer
Exploser
Extraverti
Ex…

Je dis cela et fait état de cela car derrière se trouve une réflexion.

Se sont toutes des situations ou actions m’amenant à être au dehors du cadre, au dehors de la zone de confort, imposée, réglementée…
Si je suis en dehors, cela ne veut pas dire que je ne peux plus revenir dedans.
Et d’une personne à une autre le délai entre le dedans et le dehors et plus ou moins long. Car il y a un peu comme un « droit de passage » et donc une redevance à se défaire pour passer de l’un à l’autre.

Le « dedans » a des règles bien définies.
Et le « dehors » en a aussi. Les règles sont simplement différentes.
Vu d’extérieur cela semble simple, mais une fois à l’intérieur de ce mouvement, de ce flux, c’est bien plus complexe qu’il n’en paraît.

« Où se trouve les limites du cadre par rapport à mes limites? »

Ces situations, ces actions m’amènent à m’ouvrir et à me découvrir. Et pour cela je dois passer par l’expérience, par le biais de ce que je suis, de ce que je peux et de ce que je veux.

C’est « moi » qui expérimente, ce que je ne connais pas, c’est moi qui suis responsable de « moi ». Encore faut-il le savoir et en prendre conscience.
Et savoir ce que cela veut dire dans ma propre psychologie, dans ma propre logique, dans ma propre façon de voir le monde.
J’utilise et expérimente des choses, des éléments qui ne font pas partis de « moi » et en plus, j’apprends que j’en suis aussi responsable.

Il est plus facile d’expérimenter des choses, lorsque je sais déjà que je suis responsable de moi. Car lorsque nous n’avons pas appris ou encore pas pris conscience que nous sommes responsable de nous même, qui est responsable de nous?
Nous cherchons, sans jamais réellement trouver.
Pour cela, pour trouver, il faut prendre un temps et chercher à se comprendre, avant de comprendre ce que les autres veulent de « moi ».

Et pourquoi ça? A votre avis?
Pour se respecter, ce qui impliquera naturellement de respecter les autres.

L’excès est là, pourquoi d’autre?
Pour faire passer un message, encore faut-il être en mesure de le décoder d’une situation à une autre.
L’excès est présent pour nous faire état d’un manque dans un autre domaine. Et cherche à nous accaparer l’attention.
Lequel?
Bien souvent ce domaine est inavouable et occulté. Ce qui fait que je passe à côté et ne le voit pas.
Maintenant, en prenant le temps et en apprenant à me faire confiance alors je finirais par remettre de l’ordre et de l’équilibre en « moi » et pour « moi ».

L’excès est un super bon indicateur pour appréhender, apprendre et connaître les limites.
C’est souvent à partir d’un excès que des limites, des règlements s’instaurent et se mettent en place.

Où trouve-t-on de l’excès?
Cela peut se voir dans plein de situations, un exemple parmi tant d’autres, en voiture. Nous appuyons un peu trop sur la pédale de l’accélérateur et nous arrivons très vite en excès de vitesse, pouvant entraîner des conséquences financières, corporelles, psychologiques… et pourtant nous le savons. Nous jouons tous avec cela, que ce soit conscient ou encore inconscient.
« Pas vu, pas pris. » Et c’est d’ailleurs un jeu pervers pour faciliter l’entrée dans l’excès.

La société dans laquelle nous vivons facilite l’accès au confort et par la même occasion facilite l’accès à l’excès. Se faire livrer, nos plats, nos courses, c’est confortable or est-ceque cela renforce le bien-être sur le long terme?

L’espace entre le niveau zéro, le bon niveau et le niveau de l’excès est très faible. C’est aussi une raison pour laquelle nous pouvons très vite nous retrouver dans l’excès.
Dans l’excès les limites, sont déjà atteintes donc c’est un peu un jeu hors normes. Pourquoi arrêter, si je suis dans l’excès, un peu plus, ou un peu moins cela change quoi? Quoi qu’il advienne, je reste dans l’excès et suis condamnable et condamné pour excès.

Puis-je être dans l’excès sans m’en rendre compte?
Comme nous avons pu déjà l’entrevoir plus, oui absolument.
Pourquoi je me retrouve dans des situations d’excès?
Tout ce qui n’est pas exprimé est compulsé. Cette phrase en dit long.
J’ai besoin d’exprime, d’extérioriser de nombreuses choses et si je ne le fais pas, alors c’est mon corps qui s’en chargera. Et dans ces moment là, si je n’ai pas appris à être responsable de moi, je n’aurais plus réellement de maîtrise sur ce que je vis.

Cependant, il est à noter que les limites des uns, ne sont pas les limites des autres.
En naissant et en vivant dans un monde où toutes les limites sont déjà instaurées, comment puis-je découvrir mes propres limites?
La réponse semble simple et pourtant délicate à énoncer.
Pour découvrir mes limites, je dois expérimenter sans connaître les peurs des autres, mettre en avant mes différences, ne pas les refouler.
Je sais que cela est paradoxal avec tout ce que j’ai appris dans le passé.

Mon passé à fait ce que je suis aujourd’hui, donc si je veux changer quelque chose je devrais passer par une forme d’excès pour dépasser et traverser ce qui m’empêche d’être.

Là, est la seule possibilité pour moi de sortir d’un cadre qui ne me convient pas et de tendre vers la liberté, ma liberté.

Autrement, quelles sont les conséquences de rester dans un cadre qui ne me correspond et convient pas?
Je ne vais pas passer par 4 chemins, car je veux vous éviter cela, autrement si vous voulez le faire et être confronté à des chemins qui ne vous conviennent pas, mais pas du tout.

PASSER A COTE DE SA VIE, c’est à dire ne pas vivre mais survivre.

Et vous les amis, connaissez-vous des excès à répétitions? Si oui lesquels?

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