Comment garder la tête hors de l’eau ?

Comment garder la tête hors de l’eau ?

Ou encore, comment rester serein dans des situations délicates, challengeantes ?

Comment ne pas péter un câble ?

Comment ne pas se laisser submerger ?

Comment rester calme ?

Voici des questions relatives à des situations qui me reviennent régulièrement et pour lesquelles les réponses sont souvent “faciles à dire”. Pourtant les solutions pour arriver à m’en dépêtrer ne sont pas toujours faciles. Elles sont même parfois décevantes.

Cependant, les solutions pour s’en sortir grandi(e) existent bien et elles sont nombreuses.

Là où les choses peuvent rapidement se compliquer, c’est quand j’attends que ce genre de situations m’arrivent pour me pencher sur les solutions à trouver. Il est alors généralement trop tard, mais cela ne veut pas dire que c’est impossible !

Il y a à mon sens deux méthodes possibles. L’une se trouve dans la prévention, l’autre se
trouve dans la gestion de l’urgence.

Nous n’aborderons ici que la situation de gestion de l’urgence, pour que celle-ci se réduise et devienne plus facile à gérer avec le temps. L’idée est de retrouver une situation qui puisse vous être plus acceptable et confortable, jusqu’à ce que cette solution de “gestion de crise” devienne pour vous une habitude vous permettant d’anticiper.

Par exemple, je cherche à “guérir” de quelque chose parce que cette chose me fait souffrir. C’est comme s’il y avait une urgence quelque part, en moi, dans mon corps.

Je souffre généralement parce que cette chose n’a pas été pleinement traversée, ou que je ne l’ai pas suffisamment ou clairement exprimée. Il y a alors quelque chose qui bloque, dont l’énergie ne circule pas ou plus et qui m’amène à cet état d’inconfort.

Ce sentiment désagréable que je ressens peut être dû à une idée, une pensée, ou à un manque ressenti et que je garde en moi. Malheureusement, tout ce qui stagne finit par mourir et a besoin de renouveau. Malheureusement, ou heureusement.

Lorsque je rencontre ces situations inconfortables et que je ne me sens pas outillé pour y parer, mon corps lui va s’exprimer clairement,..

Bien souvent, c’est au moment où ça ne va pas que je cherche à déterminer ce que je ne comprends pas ou ne maîtrise pas. Autrement dit, c’est seulement quand je m’aperçois que cette situation m’est insupportable à vivre qu’intervient ma recherche de solution(s).

Je n’ai alors qu’une envie, celle de me défaire au plus vite de cette situation dans laquelle je me trouve. Pour la seule raison que cela m’est inconfortable et douloureux, mais aussi pour le fait qu’au cours du temps la panique et l’angoisse gagnent du terrain.

Il n’y fait vraiment pas bon vivre. Je me hâte alors de trouver une situation plus calme, pour répondre à mon instinct de survie. Cela paraît une attitude logique et c’est bien ce que la majorité fait. Or, est-ce la meilleure solution ?

Mes solutions d’urgence sont les solutions que j’applique en tout dernier recours pour shunter (court-circuiter) la douleur, les crises, les « c’est plus possible ! »

Maintenant, je vais vous partager mes astuces et de possibles alternatives entre ce qui est à faire et ce qui est fortement à éviter pour gérer les crises. En tout cas, c’est ce que j’ai pu expérimenter et que je suis donc à même de vous conseiller.

Ce qui est conseillé :

  • La toute première chose est de se responsabiliser, de prendre la décision et d’avoir la ferme intention de trouver une solution. Lorsqu’une volonté est présente, alors un chemin existe, comme disait mère Térésa.
  • Prenez du recul et faites un état des lieux de la situation. Que ce soit en termes d’espaces, de temps, d’échéances et d’impératifs.
  • Amplifiez et régulez votre respiration pour mieux alimenter votre corps. Si je ne peux en effet pas changer l’extérieur, je peux me donner la possibilité et le luxe de changer mon intérieur, car j’en suis pleinement propriétaire. C’est une chose que j’ai appris à garder à l’esprit, pour ne pas me laisser submerger. Ainsi, je reste toujours maître de moi-même.
  • Lorsque ça ne va pas, il est indispensable de ralentir et de prendre votre temps pour ne pas surenchérir ce qui ne va déjà pas.
  • Retrouvez pied, retrouvez des repères. Les meilleurs sont souvent déjà là, en vous.
  • Raccrochez-vous à ce qui vous anime, ce qu’on appelle son POURQUOI.
  • Souvenez-vous même que vous pouvez sûrement le faire, parce que vous l’avez déjà fait et même sûrement déjà fait des choses plus complexes dans votre vie.
  • Enfin, mettez-vous face à votre problème. Pour faire cela, prendre le temps et du recul sont un minimum. En ne restant que dans l’action, je ne me permets pas de voir et de ressentir tout cela, puisque je suis dans un critère d’urgence et donc de “vite, vite !”

Ce qui est fortement à éviter :

  • Vous déresponsabiliser et vous victimiser, car si c’est le cas, votre pouvoir de changement et ainsi d’inversion de la situation inconfortable seront fortement compromis.

Par ailleurs, et cela peut paraître paradoxal, mais le fait d’entamer un nouveau projet vous donne et vous demande par la même occasion une nouvelle énergie qui peut-être jouissive au début. Par contre, cette énergie nouvelle ne vous aidera pas à la résolution de la situation délicate initiale.

Elle se présentera ici plutôt comme un échappatoire, une fuite. Elle ne durera qu’un temps, puisqu’à un moment ou un autre, vous vous retrouverez confronté(e) à nouveau à cette situation redoutée, sous le même aspect ou sous un aspect empiré.

A ce moment là, il n’y aura donc plus une, mais bien deux situations à gérer.

Que se passerait-il aussi le jour où vous connaîtrez un moment d’urgence à gérer dans la situation n°2, quand vous vous déciderez à créer ou entamer un nouveau projet pour regagner en énergie, tout en fuyant les deux énergies passées ?

Bien que ce soit tentant, ce regain d’énergie reste temporaire, car tôt où tard vous devrez bien vous occuper du problème en question.

Il est préférable de gérer élément par élément, plutôt que de tout affronter en même temps.

Autrement, c’est un peu tout qui nous tombe dessus, un tsunami que nous ne pouvons arrêter ni détourner, et les dégâts seront considérables.

  • Vous agiter de partout : C’est une perte d’énergie considérable pour la résolution du challenge.
  • Vous réfugier dans le repli sur soi ou dans la nourriture.

Ici, je vous ai présenté les principales choses à faire et à ne pas faire en situations inconfortables d’urgence maîtrisée. Il y en a certainement d’autres et je vous invite d’ailleurs à les partager en commentaires. Dites-nous quelles sont vos alternatives, vos solutions, ce qui marche et ce qui ne marche pas pour vous ?

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