Au Cœur du désert.

A la suite de mon précédent article portant sur le « Vide » , je me suis senti quelque peu différent, enthousiaste, joyeux, rempli d’énergie et un nouveau « fuel » qui circulait en moi que je ne saurais comment relater au juste. Cela fut une superbe expérience.

Par contre le lendemain, une sensation de vide incommensurable se faisait ressentir en moi. Je ne comprenais pas, je dirais même que cela était affreux à vivre. Ce quelque chose que je ne comprends pas, m’insupporte, d’autant plus lorsque la sensation et le ressenti sont désagréables. 

Je me suis alors rappeler que « le maître fait avec ce qu’il a, alors que l’élève se plaint de ce qu’il a. »

Qu’est ce que je fuyais tant que ça et que je ne voulais pas voir?
Pourquoi j’ai besoin d’aller à l’extérieur pour ressentir une sensation de bien être, ou encore d’échappatoire?

J’ai alors décider de ranger mes affaires petit à petit, quel moment désagréable.
Et pourtant une sensation interne me disait de continuer sur cette lancée, oui ce « fuel » qui circulait en moi et que je relatais un peu plus haut.

C’est alors ce que j’ai fait, tant bien que mal car la « séparation est pour moi douloureuse ».
Et oui, nous y arrivons, j’ai enregistré cela en moi et stocké dans mon subconscient:
« séparation = douleurs » Est-ce vrai? Est-ce faut?
Toujours est-il que je le veuille ou non, à chaque moment de séparations qui d’autant plus bons, me provoquent cette sensation que je fuis car je ne sais pas comment la vivre tout simplement.
Par contre tous les moments douloureux sont stockés là chez moi et me séparer des moments douloureux est encore plus complexes pour moi.

Encore une croyance enregistrée en moi et dans ce subconscient qui est le mien.
Oui car nous avons tous un subconscient propre à chacun, avec des croyances plus ou moins générales et plus ou moins profondes. 

Ça serait bien que je comprenne pour mieux vivre cette « séparation » avec ce qui est douloureux et qui pour du coup me fait vraiment mal à l’intérieur de moi.

Alors, j’avais l’impression de me traîner pour avancer, car personne pour voir ce que je vis, ni même pour me dire « ça c’est bon, tu peux t’en séparer. Allez relèves-toi, continues, ça va le faire. » J’étais là entrain de me plaindre que cela n’avance pas assez vite, donc j’arrêtais ou passais à autre chose.
J’attendais une motivation extrinsèque.
Et lorsque j’étais en contact avec quelqu’un, je lui disais que c’est complexe pour moi et que je ne comprends pas et donc ça me cloue au sol, avec cette sensation de ne pas avancer et même de couler.

Oui cette stratégie de fuite qui opérer silencieusement en moi, alors:
. je me suis accepté tel que j’étais,
. je me suis observé dans cette super stratégie qui j’avoue est bien sophistiquée.
J’ai été bluffé, entre m’allonger, lire un peu et finir par arrêter du à l’inconfort ressenti dans mon corps, manger, me doucher, faire les 100 pas, tourner en ronds, voir le temps défiler et ne rien faire de concret si ce n’est que déprimer, ne pas essayer pour ne pas avoir plus mal que j’ai déjà eu dans mon passé.

Comme vous pouvez le voir, j’étais dans un cercle vicieux et c’est top, car je peux enfin le voir, l’observer, le sentir, le ressentir.
Bon directement mon mental c’est saisi de l’information pour me fouetter et me rabaisser car là encore une autre croyance faisait surface: « tu le sais, tu en as conscience et tu ne fais rien? Alors, fermes-là et bouges toi pour changer cela. »

Comment changer, ce que je ne sais pas faire?

Oui je n’Aime pas la violence et pourtant j’ai beaucoup de violence en moi qui sommeil, pourquoi bordel?

La réponse est simple, je me suis interdit d’être un être humain en parti, le jour où je l’ai exprimé au vu des sanctions encourues.
Or je suis un tout et tous les traits de caractères sont présents dans chaque individu, c’est une loi universelle et moi petit Jérôme je dis « non, moi je ne suis pas violent. »

Mon oeil!? Tiens, c’est une partie de mon corps qui a été touchée au cours de ma vie.
Ma vision a été touchée car je me concentrais et portais mon attention à retenir cette violence en moi que je ne savais pas accueillir car à chaque fois pointé du doigt comme mal, lorsqu’elle pointait le bout de son nez.
Alors imaginez vous qu’elle sorte entièrement?

Et puis dès lors que j’entends : « quelle est ta vision? qu’est ce que tu veux faire? »
Tout ce chamboule en moi et n’aimant pas cela, je fuis.

En ne voulant pas que cette « violence » ne sorte, je m’interdis par la même occasion de la vivre, de la sentir et même de la ressentir en moi.
Je séquestre ma violence en moi pour ne pas faire mal. Et c’est en ne faisant pas mal, que je me fais mal et ensuite je me plains d’avoir mal.

Tout ce qui est réprimé est compulsé, donc ma violence que je n’exprime pas sort de manière compulsive sans que je ne m’en rende vraiment compte. Et c’est ça qui est dingue.

Enfant, ces perceptions et croyances étaient pour moi vitales, hors aujourd’hui ces perceptions et croyances sont obsolètes.

Est-ce utile de garder des choses obsolètes?
Il fut une époque ou j’entendais sans cesse oui, « ça peut toujours servir et cela coûte cher à l’achat. »
Oui c’est vrai, ça peut toujours servir.
Maintenant quel est le prix de garder ces choses obsolètes? 
Ce prix est dû au stockage car oui il faut stocker pour au cas ou.
Et si au cas ou, n’arrive pas c’est tout un espace vital qui a été encombré de choses inutiles.
Et si au cas ou, arrive, il arrive quand?

Ce qui veut dire que je garde des choses, dont je sais qu’elles sont obsolètes et que je ne suis pas sûr de les utiliser, alors pourquoi je les garde?
Oui, ces choses ont une histoire, un attachement sentimental, une date éventuelle d’utilité.

Et quoi d’autre?

Maintenant, allons un peu plus dans la subtilité, parlons des croyances.
Pourquoi, je garde mes croyances?
Une croyance c’est ce que je crois être vrai.
Pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui, c’est grâce aux croyances auxquelles je me suis attachées et rattachées pour tenir contre vent et marrée. Ce qui veut dire que les racines de ces croyances sont conséquentes.

Est-ce que tout se fait contre vent et marrée?
Bien sûr que non, voilà une belle croyance. C’est une possibilité pour réussir, sauf que le niveau de bien être ne sera pas à son comble.
Comment faire alors?
Plutôt que d’aller voir « contre », pourquoi ne pas aller voir « avec ».

Donc plutôt que d’aller « contre la violence », inversez la tendance pour aller « avec la violence »?

Ce qui ne veut pas dire d’utiliser la violence à longueur de temps.
C’est comme le klaxon d’une voiture, je ne vais pas me déplacer avec celle-ci en étant contre ce dernier et le rejeter. Je vais plutôt y aller avec le klaxon et l’utiliser au besoin.
C’est à dire que je n’entre pas dans l’extrême.

Et bien dis donc je ne vous ai même pas encore fait état de mon expérience « au coeur du désert » je me suis senti embarqué dans cet après désert en vous relatant tout effervescence que cela m’a donné.

Alors comment j’en suis arrivé à aller au « coeur du désert »?

La vie, les hasards, les synchronicités, les désirs, les envies, les échecs, les peurs, autrement dit tout un tas de sensations qui ont suffisamment éveillé ma curiosité pour me dire: « bon aller, je décide de prendre mes responsabilités et y aller. »

Tout à commencé par hier matin, soit mercredi matin, j’ai bougé mon bureau pour me faire plus de place pour bouger et là, en déplaçant mon bureau, je vois mon sablier qui perd l’équilibre et s’éclate par-terre répandent ou libérant tout le sable qui s’y trouvait.
J’ai alors été étonné de ma réaction, ce n’était plus là même que je pouvais connaître, je suis resté serein et calme avec une notion de nostalgie.
J’ai récupéré mon balai et j’ai tout ramassé en mettant le contenu dans un sac plastic et j’ai repris le cours de ma journée. Je retrouve un poster portant sur le désert que j’affiche sur mon mur et le soir je fais une vidéo sur Facebook pour relater le support des cartes que j’utilise aussi dans mes coachings.

En me voyant dans la vidéo, j’ai vu que le poster du désert était derrière moi et là, je prends conscience qu’il se situe au niveau de là où le sablier était tombé au matin. Puis je vois qu’il est marqué sur l’affiche « au coeur du désert ». C’était un peu comme un clin d’oeil que je reçoit et qui me procurais une sensation dans mon fort intérieur.

Et le soir j’en parle et dis que j’ai envie d’expérimenter à nouveau le vide, non plus en extérieur mais belle et bien en intérieur et je vais le faire pendant 2 heures devant cette affiche.
Oui deux heures et là des questions, des peurs ou plutôt des critiques extérieures se manifestaient et faisait écho avec mon intérieur, sauf que j’avais décidé et étais prêt à le faire même si le doute régnait sur les sensations possibles à ressentir, car entre le faire dans la nature et le faire devant un poster ce n’est pas la même chose.

C’est une expérience que j’ai envie de relever, voici le poster: 

Il est 13h02 et je lance le compte a rebours pour 2 heures. Je me suis hydrater avant de me lancer dans cette aventure.
Oui car pour moi, c’est une aventure, ça c’est aussi une croyance. Par contre cette croyance me fait avancer.

Je suis devant ce poster à moins d’un mètre.
Je l’observe, très vite je suis embarqué par mon mental qui apparemment sait beaucoup de choses ou plutôt il ne sait rien de cette expérience et a besoin de repère.
Il part dans les 4 coins, lit ce qu’il y a de marqué, je m’observe tel un parent bienveillant.

Un grand nombre de pensées me tombent dessus, c’est complexe à gérer sauf que cette fois-ci, je m’observe et me laisse embarqué dans cette dispersion, très vite je vais observer loin, à l’horizon. Rien ne bouge, alors se sont mes yeux qui bougent. Je sens bien qu’il y a une différence de calme. Je me sens agité et le poster reste immobile.

Pourtant à y regarder sous un autre angle, je vois beaucoup d’agitation aussi dans ce poster. Les dunes de sable me font penser à la mer, à des vagues.

Je me calme et reviens sur ma respiration même si j’avoue que c’étais complexe à concevoir.
Oui j’ai eu cette sensation d’excitation du nouveau comme bien souvent dans chaque début que je vivais.
J’étais parti dans tous les sens. J’avais l’impression de voyager dans cet espace. D’ailleurs ce qui était dingue, c’est que je ressentais un climat chaud, je transpirais en restant debout devant ce poster.
Je ressentais cette aridité, cette dureté et aussi la vie au travers l’oasis présente.

Il y avait là un équilibre entre cette vie et la dureté.
J’observais la vie qui correspondait à un intérieur et la dureté qui correspondait pour moi à la dureté.
Je voyais bien, qu’il devait être simple pour la végétation de vivre dans ce climat, puisqu’elle y était.
Cela dit, je voyais aussi que ce n’était pas pour n’importe quel type de végétation. Ce qui veut dire que les plantes vivants dans ce milieu pouvaient et avaient les ressources suffisantes pour y vivre pleinement.

Je trouvais cela dingue, je ne comprenais pas ou plus grand chose au bout d’un moment.
Je voulais fuir car les tensions dans mon corps se faisaient de plus en plus lourdes, sauf que j’avais décidé de le faire. J’ai alors fait de plus amples respirations pour que l’oxygène circule dans mon corps.
Ensuite je me suis étiré sur place, j’ai pris ce luxe, chose que je ne fais que peu.
Par ailleurs quelque part je me préparais à cette traversée du désert, de ce coeur de désert.

Lorsque je me calmais dans mes pensées je me sentais mieux.
Et je m’entraînais tant sur mes étirements, que sur ma mémoire entre ce qu’il y avait de marqué sur l’affiche:
. « aucoeur du désert »
. « alain et berny sèbe »
. « in the heart oh the desert »
. « oasis du Sahara central »
. « oasis of the central Sahara »

Ma créativité est alors surgie et je me suis mis à décrire cette image en anglais, j’ai vu que je n’avais pas tout le vocabulaire en anglais pour décrire ce que je voyais, alors j’essayais de le décrire avec d’autre mots. J’ai trouvé cela cool.

L’entraînement de ma mémoire me mettais quelque peu la pression, car j’avais peur d’oublier et je ne savais pas quoi faire d’autres.
Alors, je me disais quoi faire et la réponse qui me venait était qu’il n’y avait rien à faire, juste être présent et ressentir ton corps.

Mon regard est alors parti se perdre dans les dunes et les différents coloris qui s’y rapportent.
Je ne ressentais pas d’ordre, c’était un bordel et pourtant tout ce qui s’y trouvait était utile pour la réalisation de ce paysage qui était pour moi harmonieux.

Et puis je me suis dis:
« Pourquoi, je garde toutes ces pensées? »,
« A quoi me servent toutes ces pensées dans ce désert? »
« Est-ce que cela m’est utile? »

Et mon compte à rebours des deux heures sonne, non sérieux?
2 heures viennent de s’écoulées déjà?
Je pensais que cela paraîtrait une éternité, j’ai même l’impression que le temps s’est écoulé plus vite que la dernière fois où j’ai expérimenté le vide.

Il est clair qu’il y a eu des moments où je voulais partir et fuir sauf que j’ai tenu et au résultat cela m’est paru moins long que la première fois.

C’est à creuser alors 🙂
La forêt,
Un poster: « au coeur du désert »,

Quelle sera la prochaine aventure?

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