Expérience à la gare,

Je ne comprends pas, est-ce une fuite?
Est-ce un test?
Est-ce une envie?
Est-ce une peur?
Est-ce un essai?
Est-ce une frustration?
Est une incompréhension?
Est-ce une obsession?
Est-ce une réalité?
Est-ce un rêve?
Pourquoi tout change?
Pourquoi tout évolue?

Quelque chose me disait d’arrêter avant que je ne commence, et je le sentais déjà la dernière fois dans le moment dans la nature.
Pourtant, il y avait aussi quelque chose qui me lançait un défi en moi, pour expérimenter ce je ne sais quoi qui m’attire.

J’avoue que c’est complexe, qui écouter? Quoi écouter?
Je suis seul et je suis curieux, persévérant et quelque peu téméraire. Alors qu’est ce que je choisi?

L’Aventure naturellement, j’aime bien le défi, mais j’avoue qu’en prenant ce défi, je prends aussi une part de moi qui fuit.
Qui fuit quoi?
C’est complexe d’aller voir cela en face. Car si je fuis cette part, c’est que je ne veux pas avoir à y faire face.

Qu’importe j’avais décider de le faire, donc je me suis rendu sur le quai de la gare dehors à 14h04 en position du lotus. J’y suis allé en short, tee-shirt et il faisait plutôt frais avec un vent qui se levait de plus en plus.

Qu’importe j’étais parti pour 2 heures, j’étais déterminais et pourtant je ressentais quelque chose de bizarre en moi. Le vent soufflait de plus en plus fort, je voyais un tapis de nuages bossés avançait droit devant, ils suivaient le vent.
Les arbres et les arbustes se pliaient avec les rafales de vent. Je restais de marbre, j’étais heureux de pouvoir observer un tel spectacle. Par ailleurs, j’étais content car je sentais que ma posture du lotus est plus agréable et plus appliquée qu’habituellement, suis entrain petit à petit à retrouver une posture plus acceptable pour mon corps?

Je ne dis pas qu’il n’y a plus de douleurs, par contre j’observe une évolution dans ma posture.

Quelques goûtes ont fini par se faire sentir. Les nuages qui passent se font plus gris et leurs avancées se fait plus prononcées dans le ciel. Je croise dans mon champs de vision des oiseaux qui avancent dans le sens contraire du vent, ils doivent fournir un grand efforts pour avancer, c’est impressionnant pour moi.
C’est intéressant de voir et ressentir cela ainsi que ces quelques goûtes qui venaient me mettre une forme de doute en moi.

Qu’est-ce que je fais, si il se met à pleuvoir des trombes d’eau?
Je reste? Ou je vais me mettre à l’abri?
Je me suis dit que j’allais rester et les quelques goûtes qui tombaient se sont arrêtées.

Quelques temps après c’est mon téléphone qui s’est mit à sonner.
Ah non, je ne décroche pas et à force de l’entendre sonner un flash m’est arrivé, « oui, j’ai un rendez-vous téléphonique de 2 heures à partir de 14h30.
Alalala, je me sentais mal, j’ai fini par vérifier et effectivement, c’était bien cela. Je me suis alors assis sur le banc du qui de gare dehors et j’ai rappelé. Nous avons commencé à parler et le vent se faisait entendre dans le téléphone ce qui était dérangeant pour un communication fluide. Ce qui fait que j’ai dit que je rappellerai d’ici 10-15 minutes, le temps que je rentre chez moi pour être au calme.

15 minutes plus tard, j’ai rappelé et nous avons commencé à parler. Nous avons commencer à parler du sujet énoncé au préalable, et je ne sais pas pourquoi, ni comment, nous avons dévié de sujet, alors qu’il était pour moi d’une importance capitale ce sujet, puisqu’il s’agissait d’explorer mes valeurs. Oui ces fameuses valeurs qui sont propres à chacun.

Ai-je sauté sur une question subsidiaire pour échapper ce sujet de mes valeurs?
Le résultat est « oui », nous avons certes parlés 2 heures sur un sujet important, mais ce n’était pas ce qui était prévu. J’ai observé à plusieurs moment la scène, j’aurais pu prendre le lead et recentrer la conversation. Je n’en ai pas eu le courage et le nouveau sujet exploité, intéressé tout autant, voir plus mon interlocutrice.

Je me sentais pris entre deux eaux. Tiens, c’est intéressant de le voir et le ressentir, d’autant plus que j’ai la possibilité de faire changer le cours des choses en osant parler et dire ce que je veux. Je finis par me dire que ce que je veux pourra se voir par la suite et pourtant je sens se pincement intérieur.

C’est dingue, je le ressens et qu’est ce que je fais pour changer cela?
Je n’ai pas la réponse, je ne sais pas ce que je ne sais pas. Il y a cependant quelque chose de nouveau, j’observe plus aisément la situation, la communication. J’apprends et découvre de nouvelles informations qui effectivement me seront utiles pour la suite des événements.

Les deux heures se sont écoulées et mon interlocutrice continue à parler, 10 minutes plus tard, je finirais par faire état des choses et que j’ai autre chose à faire maintenant.
J’étais fier d’avoir pu honorer mon rendez-vous, cependant, je me sentais mal de ne pas avoir approfondi ce sujet des valeurs. D’autant plus que ce n’est pas la première fois que ce stratagème caché en moi fait surface pour ne pas aller voir cela de plus près.

Pourquoi ai-je tant peur de ces valeurs? Ou plutôt de mes valeurs?
Est-ce qu’en découvrant mes véritables valeurs, l’ancien Jérôme créé de tout pièce par une éducation bridée mourra? Est-ce qu’il se bat?
Dans tous les cas l’étaux se resserre 🙂 Ce n’est pas agréable à vivre et ressentir pour autant cela me fait avancer, je le sens.

Donc nous avons terminé vers 17h10 après avoir fixé un rendez-vous à la fin du mois mai.
Et là, je me suis dit « Jérôme, 27 minutes tu as fait à la gare, il t’en reste 1h33. »
Alors je me suis habillé un peu plus chaudement, et une fois sur place, j’ai lancé le compteur.
Je me suis assis sur le banc car la pluie était présente.

C’était vraiment bizarre à vivre, il n’y avait pas de train et le micro se faisait retentir pour annoncer le départ d’un train et de faire attention à la fermeture des portes du train.
Je me disais que c’est sûrement des messages enregistrés et qu’en cette période du coronavirus, les trains on été supprimés.
Plusieurs fois j’entendrais ce message.

Le ciel, s’assombrissait comme jamais et il s’est mit à pleuvoir comme jamais avec un vent, wouah!! J’étais sous un abri, oui par contre avec le vent et les trous présents dans la façade de l’abri, j’aurais pu être sans l’abri cela aurait été la même chose.

En tout cas le spectacle que me présentait la nature là en direct, c’était wouah,
Puis des gens sont arrivés, pour prendre un train à destination de Paris. Le bruit des paroles se faisait entendre, ce qui donnait une touche différente au paysage dont j’étais témoin.

La pluie s’était calmée, le train a été annoncé en voie 2, il est arrivé, des gens sont descendus et ceux qui attendaient sont montés. Il y avait encore plus de paroles accompagnées du train dont les portes se refermaient.

Le train est parti et les personnes descendues partaient une à une.
Le qui de la gare était à nouveau désert.
Et là un super rayon de soleil pointait, d’autant plus qu’il ne pleuvait plus. J’ai alors regardé le ciel et il n’y avait plus de nuages, le ciel était bleu devant moi.

Wouah, tant de changement en si peu de temps.
J’ai eu l’impression d’être dans un cinéma 4D, car la pluie, je l’ai bien sentie, les gens entendus, mon téléphone qui a sonné, je suis rentré chez moi eu ma conversation, retourné à la gare et observer tout ce que j’ai observé.

J’ai même interagi avec quelqu’un puisqu’un monsieur m’avait demander si je partais moi aussi à Paris? J’ai dit « non ».



Mon compte rebours à sonné pour annoncé la fin des 2 heures initiales.
Alors, est-ce que les 2 heures sont 2 heures? Pour mon téléphone oui, pour cerveau non?
Pour mon imagination peut-être?

Le point commun à toutes ces situations, c’est qu’elles font parties du passée.
Ce passé, m’a permis de bien ressentir est vivre ce présent.
C’est donc un présent pour moi toute cette observation.

Merci la vie.


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