A quoi sert le silence? Et à quoi nous sert-il?

Cela va faire maintenant un mois que j’ai expérimenté le vide en me rendant dans la forêt.
Depuis lors, je recherche régulièrement le vide.
« Régulièrement » est peut-être beaucoup dit. Qu’importe je le recherche bien plus qu’avant et je fais plusieurs activités pour m’en rapprocher afin certainement de l’apprivoiser et de me sentir bien avec.

Et pourquoi donc se sentir bien avec le « vide »?
Qu’est-il?
A quoi nous sert-il?

Voilà plusieurs questions que je me poses au cours d’un exercice que j’opère quotidiennement. M’installer sur des morceaux de bétons où je laisse venir ce qui se déroule durant 30 minutes:

La position que je prends pour expérimenter le vide.

Oui comme je le disais plus haut, voilà un petit moment que je recherche le vide.
Je le sens et le trouve régulièrement, avant, je n’étais pas capable de dire que cela était dû au vide. Je le subissais de plein fouet ou encore je le fuyais pour trouver je ne sais quoi, pour l’éviter.

Oui j’étais dans cette fuite constante du « vide », ce qui fait que je remplissais et me remplissais de choses qui n’avaient pas forcément de sens pour moi, ni même d’utilité.
Cependant, cela calmait considérablement cette sensation désagréable ressentie et vécue.

Alors pour y voir plus clair dans cette démarche que j’ai entamée de manière inconsciente, mais avec des actions conscientes qui me faisaient bien peurs au début, car le vide c’est quoi?
C’est « l’absence de plein », c’est le « rien » et tout ce qui se rattacher au contraire de la matière.
Autrement dit, c’est tout ce qui est contraire à ce que nous expérimentons dans la matière.

Je l’ai expérimenté à plusieurs reprises au cours de ces 30 derniers jours, 2h x 4 séances résumé en articles. Suivi de 15 sessions de 30 minutes comme je l’ai fait juste avant de rédiger cette article.

D’ailleurs avant que je ne commence cet exercice, ma présence n’était pas là, avec mon corps, j’ai alors rempli un vide.
J’ai pris une place ou je me sens à l’aise, quoi que à l’aise c’est vite dit, car garder cette posture et cette présence au même endroit en essayant de ne pas me laisser embarquer par mon mental pour entrer en action et fuir une situation qui sur le coup peut être amusante mais qui dès lors dure dans le temps peut devenir vite pénible.

Dans ces moments où ma posture et mes pensées me sont désagréables, je cherche à amplifier mes respirations pour augmenter mon apport en oxygène dans le corps.
Cela se calme et si cela devient vraiment désagréable, alors je prends conscience de l’endroit exact qui me présente une forme de douleur et je m’étire du mieux que je peux pour relâcher ma tension ressentie.

Cela me permet de tenir sur la durée et ainsi de m’ouvrir un plus à mon corps et par la même occasion d’ouvrir un peu plus mon corps.
Cette recherche de vide m’aide à être plus en contact de moi, de mon corps, pour prendre ma place, ma juste place.

Donc le « vide » ressenti, serait-ce un appel de notre corps à se rapprocher de soi et d’arrêter de se voiler la face en allant?
Le « vide » serait-ce un appel au calme?

Je vais vous confier quelque chose, le vide que j’ai expérimenté n’a jamais été aussi plein.
Oui, j’ai eu peur au début, sauf que c’est une peur que j’ai choisie.
Je n’avais personne qui pouvait m’influencer à faire quelque chose dont je ne voulais pas vraiment.

C’est clair que j’ai trouvé cela « vide » au début car ce n’est pas quelque chose que l’on m’invitait à faire. Quoi que? En prenant du recul, lorsque tu te retrouves seul, qu’est-ce que le monde t’invite à faire de manière inconsciente?

Le jour où tu prends conscience que le « vide » n’est jamais « vide », alors tu as tout gagné!!
En allant dans la forêt mes sens se sont accrus ce qui fait que j’ai pu entendre ce que je n’avais pas entendu jusque là de manière consciente.
Chaque recherche de vide, que ce soit dans la forêt, dans la nature devant mon poster au coeur du désert, à la gare ou encore à mes 15 sessions de 30 minutes sur des blocs de béton ont été complètement différent et ont pour autant un point commun, lequel?

Dans toutes ces situations, il n’y avait que moi face à moi.
Il n’y avait qu’un seul élément à chercher, à découvrir.
Comment je me sens?
Qu’est ce que je peux faire tout en restant dans mon périmètre de « vide »?
Quelles sont mes pensées?

Nombreuses ont été les fois où mon mental, me ramenait sur des situations passées qui n’ont pas été simples pour moi dans ma vie. Et oui posture désagréables pour le corps, pensées en corrélations étroites.
Cependant, la différence avec avant, c’est que je faisais quelque chose pour mon corps pour qu’il puisse aller mieux dans sa souffrance et petit à petit mes pensées de souffrances se calmaient.

Je ressentais bien que mon corps était présent pour moi et à mon tour j’étais présent pour le soulager.
Je ressentais ce couple en moi qui essayait de communiquer entre eux pour continuer à avancer ensemble. Il y a eu des mieux et il y a eu des moins bien.

En expérimentant le vide, quelque part j’ai pu me satelliser et observer la scène qui se déroulait pour moi et en moi. Et dans l’univers, dans l’espace, la composition de l’environnement est composé de « vide ».
D’un point de vu extérieur, cela n’a aucun sens par contre d’un point de vu intérieur, cela prend tout son sens.

Si je cherche à comprendre la situation en ne restant qu’à l’extérieur de moi, je me prive de l’essentiel.
« Un oeuf, cassé par l’extérieur aboutit à la mort. Par contre un oeuf cassé de l’intérieur aboutit à la vie. »
Sauf lorsque lorsque le mouvement initial vient de l’intérieur, l’extérieur peut venir en aide à l’intérieur.


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